‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 18 sur 44 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VARNER, marguerite,

VARNEB, <|uillant la lahle.

Marguerite, de toi je ne suis pas content.

Ce pauvre Frédéric que ton père aime tant,

Je te vois pour lui froide et cérémonieuse.

Toi, dont l’humeur jadis était vive et rieuse.

Est-ce qu’il te déplaît?

MARGUERITE

Non, mon père.

VARNER.

Tant mieux.

Tu le trouves peut-être un pou trop studieux?

Pour les livres il a plus d’amour que moi-même,

Et les goûts de ton père, il les pousse à l’extrême ; Car jamais deux beaux yeux n’ont passé devant moi Sans me faire éprouver un doux je ne sais quoi ;

Et les tiens, il les voit avec indifférence.

Mon orgueil paternel quelquefois s’en offense :

Non, je ne comprends pas, moi, qui toujours te voi. Que l’on puisse te voir sans raffoler de toi.

Ne pas t’aimer ! j’en suis parfois d’une colère !

MAROUBKITE.

11 n’est peut-être pas si coupable, mon père.

VÀRNEB.

Ce jeune homme, je l'aime, et peut-être qu’un jour... Dis-moi: t’aurait-il plu, s’il t’avait fait la cour?

MARGDBMTE.

Lui?

VARNEB.

Si j'euæe voulu plus tard l’avoir pour gendre?... Tu rougis... Je devine... Et pourquoi l’en défendre? J’ai bien droit aux secrets de mon enfant chéri.

Et Frédéric, je crois, serait un bon mari.

MARGUERITE , les yeux bnissés.

N’est-ce pas?

VARNEB.

Os© donc me regarder en face :

Puis, quand on est content de son père, on l'embrasse.

MARGUERITE

Dieu ! que vous êtes bon !

VAnNER.

Est-ce que jusqu’ici Tu ne le savais pas encor ma fille?

Ohl si.

Mais vous l'êtes pour moi chaque jour plus encore.

VARNKR.

Je n’ai point de mérite à cela : je t’adore.

Pour qui serais-je bon , sinon pour mon enfant ? Mais si je me doutais que sert d'èlre savant?

scÈNr- VI.

Je ne me fierai plus à votre douce mine, Sournoise.

. MARCUKRITE.

Ah ! mon boa père!

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