‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 2 sur 44 · C.VTIIKRINE · texte numérisé non relu

C.VTIIKRINE

Mais pourtant...

MAUGI’ËRITE.

Je le dis de ne loucher à rien.

Pourquoi contrarier mon père? C’est étrange.

Tu le sais bien toi-même, il ne veut pas qu’on range, Qu'on touche à ses papiers, à ses livres ; voilà Bien longtemps qu’il le fait cette défense-là.

Depuis près de vingt ans, tu le sers et tu l’aimes ;

Son humeur et ses goûts furent toujours les mômes ; Et toi, tu ne peux pas encor t’y conforma?

CATHERINE

Au désorda* jamais peut-on s’accoutumer?

MARGUERITE

D’agir comnio il l’entend n’e^t-il donc pas le maître? Ce désordre lui plaît, il sait s’y reconnaître.

Ces livres, ces auteurs épars de tous côtés,

Il veut les retrouver tels qu’il les a quittés.

Aux endroits dont ses yeux, ses mains ont l’habitude Respecte, comme moi, ses compagnons d’étude.

Ses vieux et chers amis dont il est si jaloux Qu’on n’en peut approcher sans le mettre en courroux, Lui, dont l’àme pourtant est si douce et si bonne.

CATHERINE

C’est vrai qu’il n’a jamais fait de mal à personne. Moins malin qu’un enfant, et plus doux qu’un agneau, Ses livres seulement lui troublent le cerveau.

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