C.VTHERINE
Et de quoi ?
.te le savais déjà.
VARSEU.
.îc n’en savais rien, moi.
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30 i^A DOT DE MA FILLE,
CATHEaiME.
Bou ! est-co qu’un savant sait jamais quelque chose. Quand toute la journée il lit ou qu’il compose?
VARNEK.
Ce mariage-là me convient do tout point,
Vois-tu.
CATHERINE
Mais par malheur il ne se fera point.
VARNER.
Que dis-tu?
CATBERINK.
Vous croyez, vous, quo Mademoiselle
Epousera....?
YARNEB.
Vraiment la question est belle!
Quand Frédéric
CATHERINE
Sait-il si son père consonl,
Ficdéric?
VARNER.
Mais
CATHERINE
Non, c’est un riche commerçant Qui ne donnera pas son fils à Marguerite.
VARNER.
Et pourquoi, s’il vous plaît?
J CATlIERINi;.
Votre pourquoi m’irrite.
SCENB VI.
VARNKR.
On ne peut le parler sans t'irriter toujours.
cATirsatNE.
Non ; ovMs c’est quo vraiment vous tenez des discours. . .
VABNKK.
Encor méchante?... non, je dis : mauvaise tète!
CATHERINE
Avez-vous par hasard une dot toute prète ?
VARNEK.
Une dot? à cela je n'ai Jamais songé.
CATHERINE
Je le sais bien : alors qu’avez-vous donc ?
VARNER.
J’ai... j’ai...
CATHERINE
Vous n’avez rien ; le compte est bien facile à faire ; C’est ce qui jastement fera manquer l’affaire.
On ne va pas porter en compte les attraits ;
La dot vient en premier ; la femme arrive après.
VARNER.
Va, je connais Hermann; je sais combien il m’aime. Au collège souvent je lui fis plus d’un thème Dont il eut les honneurs peu mérités par lui :
Crois-tu qu’un tel service, il l’oublie aujourd'hui ? Lai^, disait-il, laisse que je grandisse;
Et lorsqu’il s’agira dote rendre service,
Tout ce que je pourrai pour uu ami si cher,
Tu peux compter sur moi, je le ferai, Varner.
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