‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 25 sur 44 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

Mais lu me parles-là d'un ancien... très ancien.

Gela ne se fait plus : c’est magnifique à lire ;

Et de telles vertus aujourd'hui feraient rire.

Enfin si les anciens ont droit à tes respects,

Tu vois qu'on exigeait une dot chez les Grecs.

VAftNER.

Je vois que l'amitié, douce et divine chaîne,

N’est plusqu'un mot trompeur, un songe, une ombre vaine. Chassant l'illusion de mon cœur attristé.

Tu m’as fait aujourd'hui sentir ma pauvreté :

C'est mal, très mal, Hermann. Si j'avais ta fortune,

A tous deux, sois-en sûr, elle serait commune.

Oui, tout serait à nous ; rien ne serait à moi ;

Et je te l'ai prouvé dès l’enfance, je croi.

Mais l’oubli, de ton âme est l’heureux privilège.

HERMANN

Vas-tu me reprocher les devoirs du collège,

Les thèmes que pour moi tu faisais en secret?

VARNBR.

Non, d’un tel souvenir, je n’ai point de regret. f. Mais enfin, sans vouloir ici te faire offense,

Le plus riche des deux par son intelligence.

C’était moi : m’as-tu vu, trahissant nos liens.

Te refuser jamais une part de mes biens ?

HERMANN

Soit; mais...

VARNBR.

Tu subiras jusqu’au bout ma franchise.

i2 LA DÛT DE MA FILLE,

üno très c^rave faute uue fois fut commise;

Ouel en était Fauteur ? Moi seul, je le savais. C'était toi-même, Hermann ; la preuve, je lavais. Tu sais ce que je fis : une fausse apparence M’accusait; et, gardant un généreux silence,

Je me laissai, pour toi, punir cruellement.

Doux, craintif, j’endurai pour toi le châtiment. A- t-on pu de ma bouche arracher ce mystère ‘t* Heureux qu’on t’épargnât, je l’étais de me taire; Et sans l'émotion dont mon cecur est troublé, Crois-tu que devant toi j’en aurais reparlé?

Vamer...

HBRMANff.

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