SCÈNE vn
VARNEB.
Dame ! comme toi : rien.
riERMANN
Ce n’est pas assoe.
VABNËR.
C’est... autant que toi, je pense, Puisque tu viens de dire...
HERMANN
Oh I quelle différence I '
Mon fils n'a pas b^in que je donne cela,
Et son bien maternel, voilà sa dot ; il l’a.
Il faut t’expliquer tout. Dieu I le singulier homme I Ta femme à son enfant a laissé quelque somme Peut-être ?
VARNER.
Mon Dieu, non.
HERMANN
Rien?
VARNER.
Rien absoliunent;
Nous avions notre amour pour tout bien.
HERMANN. '
C’est charmant,
Mais cela ne mot pas un sou dans le ménage.
Moi, d’un père sensé je te tiens le langage ;
Il me faut de mon fils protéger l’avenir ;
Magistrat, il aura son rang à soutenir ;
Puis les enfants viendront, en grand nombre peut-être.
to
Enfin l'usage est là : tu devrais le connaître.
D’une femme, mon cher, quels que soient ses appas, Une dot doit toujours accompagner les pas.
VARNER, passant à droite.
.Assez : je te croyais mon ami.
HERMANN
Je te jure
Que je le suis, Varner.
VARNBR.
Non ; après cette injure Tu ne l’es plus... ma fille, essuyer un refus !
Eh ! quoi ! les cœurs seraient à ce point corrompus ! Car, enfin, tu n'es pas un méchant.
HERMANN
Je le pense.
VARNER.
Mais des vices du temps tu subis l’influence.
Hélas! en soupirant je songe à cet ancien,
A ce legs que lui fit un pauvre citoyen.
On lui laissait, Hermann, deux filles en bas âge : L’indigence d’un père était leur héritage.
Lui-méme, cœur sublime, il avait peu de bien ;
Et d’un double trésor ce vigilant gardien Devait (du testament c’était la clause expresse) Elever leur enfance et doter leur jeunesse ;
Ce legs fut accepté.
HERMANN
C’est fort beau, j’en convien;