‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 24 sur 44 · SCÈNE vn · texte numérisé non relu

SCÈNE vn

VARNEB.

Dame ! comme toi : rien.

riERMANN

Ce n’est pas assoe.

VABNËR.

C’est... autant que toi, je pense, Puisque tu viens de dire...

HERMANN

Oh I quelle différence I '

Mon fils n'a pas b^in que je donne cela,

Et son bien maternel, voilà sa dot ; il l’a.

Il faut t’expliquer tout. Dieu I le singulier homme I Ta femme à son enfant a laissé quelque somme Peut-être ?

VARNER.

Mon Dieu, non.

HERMANN

Rien?

VARNER.

Rien absoliunent;

Nous avions notre amour pour tout bien.

HERMANN. '

C’est charmant,

Mais cela ne mot pas un sou dans le ménage.

Moi, d’un père sensé je te tiens le langage ;

Il me faut de mon fils protéger l’avenir ;

Magistrat, il aura son rang à soutenir ;

Puis les enfants viendront, en grand nombre peut-être.

to

Enfin l'usage est là : tu devrais le connaître.

D’une femme, mon cher, quels que soient ses appas, Une dot doit toujours accompagner les pas.

VARNER, passant à droite.

.Assez : je te croyais mon ami.

HERMANN

Je te jure

Que je le suis, Varner.

VARNBR.

Non ; après cette injure Tu ne l’es plus... ma fille, essuyer un refus !

Eh ! quoi ! les cœurs seraient à ce point corrompus ! Car, enfin, tu n'es pas un méchant.

HERMANN

Je le pense.

VARNER.

Mais des vices du temps tu subis l’influence.

Hélas! en soupirant je songe à cet ancien,

A ce legs que lui fit un pauvre citoyen.

On lui laissait, Hermann, deux filles en bas âge : L’indigence d’un père était leur héritage.

Lui-méme, cœur sublime, il avait peu de bien ;

Et d’un double trésor ce vigilant gardien Devait (du testament c’était la clause expresse) Elever leur enfance et doter leur jeunesse ;

Ce legs fut accepté.

HERMANN

C’est fort beau, j’en convien;

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