‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 27 sur 44 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

HERMANN. '

Varner, en vérité, je te trouve sévère.

Ami tout comme toi , comme toi je suis père.

Tu parles d’égoïsme : et qui donc n’en a pas? Chacun est entraîné par ses goûts ici-bas ; Chacun suit son penchant et marche dans sa voie. Toi qui places ici ton bonheur et ta joie.

S’il fallait renoncer, mémo pour peu de jours. Aux livres, c’est-à-dire à tes vieilles amours, , Ferais-tu sans douleur un pareil sacrifice ?

De l’étude, Varner, si tu fais ton délice.

Au commerce bornant mes goûts, mes passions, .J’en aime les pqrüset les émotions.

Pour le commerce il faut de l’argent, j’imagine. Menacé quelquefois d’une prompte ruine.

Dis, comment échapper à ce péril urgent?

Avec quoi s’en parer ? Avec beaucoup d'argent, il nous faut conjurer la fortune ennemie ;

Car le malheur souvent nous donne l’infamie , Aux autres la ruine enlève le bonheur :

Tu sais qu’au commerçant elle ravit l’honneur. Faudra-t-il implorer mon fils dans ma détresse? Qu’il fasse comme moi, Varner: qu’avec sagesse Do son jeune ménage il assure le sort.

Et pour avoir mon bien, qu’il attende ma mort,

Je l’ai dit : de sa mère il aura l’héritage ;

Mais en se mariant il lui faut davantage.

Toi, des vulgaires soins ton esprit dégagé,

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