‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 28 sur 44 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Je l’aimai d’un amour imprévoyant, cruel;

Mais accorde un pardon que cet amour mérite.

Je t’aimais mal ; mais quoi ! je t'aimais, Marguerite. nERM\>N.

Tu me fais de la peine, et vraiment je voudrais Te plaire, sans blesser pourtant mes intérêts ;

Car sur de certains points je crois qu’un homme d’ordre De son opinion ne doit jamais démordre.

Je ne demande pas, parbleu! des millions;

Mais rien, c’est trop antique. Ai-je donc tort? Voyons.

Si tu me proposais seulement quelque chose...

VABKER.

Et que diantre veux-tu que, moi, je te propose?

HERMANN

Frédéric n’est point mûr pour un pareil lien,

Et c’est bien pour toi seul que j’aurais pu... mais rien !

VARNER. Il passe & gauche au fond.

J’ai compris. Répéter est un soin inutile.

HERMANN

De sept mille ducats, seulement de six mille Je me contenterais, pour le prouver, Vamer,

Que je n’ai pas d’ami plus intime et plus cher.

Mais rien !

VARNER, descendant vivement en scène.

Que me dis-tu? Répète, je te prie.

Si je pouvais donner à ma fille chérie Seulement une dot de six mille ducats.

Tu consentirais ?...

HEBMANN.

Oui, mais tu ne lésas pas.

VARNBR.

Mais, si je les avais, voudrais-tu?...

HERMANN

Tête folle !

Puisque...

Si fait.

VARNBR.

Tu ne veux pas me donner ta parole ?

> HERMANN

VARNBR.

Il ne faut pas la donner à demi.

HERMANN

Je te le jure, foi d’honnête homme et d’ami.

VARNBR, lui prenant la main.

Soit, SIX mille ducats de dot, pas davantage? C’est dit.

HERMANN

Et je consens sur l’heure au mariafte, Et je danserai même à la noce.

VARNER.

Merci.

J’irai chez toi bientôt, ou bien reviens ici... N’importe... enfin... adieu... je sors...

(U patfc à droite.)

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