SCÈNE IX
MARGUERITE, VARNER, ensuite CATHERINE.
VARNER, à Marguerite.
Ah ! c’est toi 1
marguerite.
Que voulez-vous't'
Ma chère,
Toi-mènie que veux-tu?
MARGUERITE
' . Vous appeliez, mon père.
SCiîïJE IX.
VARNER.
J'appelais Catherine... elle ne viendra pas...
MARQUERITE, A demi-voix.
Mon père...
VARNER.
Hé bien ! pourquoi me parles-tu tout bas?
(Appelant et allant à gauche.)
Catherine... Ma fille, appelle Catherine.
CATHERINE, arrivant.
Ah ! mon Dieu 1 vous allez vous briser la poitrine.
VARNER.
Donne-moi mon chapeau.
, Je crois que vous rêvez.
Mais, Monsieur,..
marguerite.
Mais, mon père...
VARNER.
Eh bien ! quoi ?
MARGUERITE
Vous l’avez.
CATHERINE
Le voilà,
VARNER.
Mon chapeau?
CATHERINE
Mais sans doute, le vôtre,
A moins que ce ne soit pourtant celui d’un autre. En tout cas U ressemble au vôtre.
VAHNEB.
Allons, tais-toü...
CATHERINE , le lui ôtanl de dessus la tôle..
Regardez !
varneb.
Ah! c’est vrai... qu’est-ce que j’ai donC) moi? Je ne sais où j’en suis... 0 ma pauvre cervelle !
MABâCEBl^E*
Vous u’ètes pas fâché?
VABNER.
Contre toi, chère belle?
Au contraire... c’est toi pour qui... je t’aime tant !...
MABGDEBITE.
Eh bien! monsieur Hermann d'ici sort à l’instant,
Et vous deviez me dire...
VABNEB.
Oui, je devais te dire...
C’est fait... tout est conclu, mon enfant.
MARGUERITE
Je respire!
Je craignais....
VABNER.
Pourquoi donc ?.. . Tiens, je sors pour cela. . . Je suis content... je vais... mon chapeau... le voilà... Plus de crainte... En tes yeux, va, que la gaieté brille... Que je t’embrasse... Adieu... je t’aime bien , ma fille !
( Il sort vivemeul par la droik*. )