CATHERINE, MARGUERITE
CATHERINE
Eh! mais qu’a donc votre père, et quel air singulier!
J’ai peine à concevoir...
MARGUERITE
Oui, c’est particulier.
, CATHERINB.
Monsieur n’a jamais l’air sensé, tout au contraire ;
Mais enfin ce n’est pas sa folie ordinaire.
A peine répond-il... comme il est agité!
CATnERINB.
Avec quelle tristesse il parle de gaieté !
MARGITVRITK.
Je ne comprends pas...
CATHERINE
Moi, je comprends, Marguerite, Que la chose doit être ain.si que je l’ai dite.
L’article de la dot a tout brouillé, c’est clair.
MARGUERITE
Tu crois?
CATHERINE
J’en suis sûre; oui, je le vois à son air.
MARGUERITE
Mais de la vérité pourquoi ne pas m’instruire?
Il ne s’est pas senti la force de la dire,
Et le pauvre cher homme, hélas ! vous aime tant Que de vous attrister il recule l’instant.
MARGUERITE
Ah!... Mais il est sorti; sais-tu ce qu’il va faire?
CATHERIME.
Prendre l’air un moment, s’étourdir, se distraire , Et rêver à son aise au moyen d’arranger ‘ Le récit dont il doit venir vous affliger.
MARGUERITE
Dieu l que je suis à plaindre !