SCÈNE XIV
MARGCUtlTB.
MonDi«ul
Rien qu'uD peu. .• qu’avez-vous ?
VARNEB.
Et que veux-tu que j’aie?
HARGUEHITE.
Je n’en sais rien ; mais moi qui toujours vous égaie, Moi, de tous les enfants, l’enfant le plus gâté,
Comme vous me parliez avec sévérité I
Fi ! Monsieur ! Est- ce ainsi qu’un père se comporte ?
Enfin est-ce gentil de me mettre à la porte ?
Je me suis bien trompée, et maintenant je voi
VARNKR.
Quoi donc?
MARGUERITE
Que vous aimez vos livres mieux que moi.
VARNER.
Mieux que toi, Marguerite? Oh ! non.
MARGUERITE
J’en suis certaine.
VARNER.
Ne me dis point cela; tu me fais trop de peine.
MARGUERITE
Les vilains livres 1... moi qui pour vous les aimais,
A présent je voudrais ne les plus voir jamais.
TABNER.
Ah! pour eux à mon tour je te trouve sévère.
MABGUBRITB.
Je suis jalouse, moi , de l’amour de mon père,
Et je veux que son cœur ne me préfère rien.
Des livres ! quelque beaux qu’ils soient, je les vaux bien.
VARNER.
Je les donnerais tous pour toi , va , sois-en sûre. .marguerite.
Vous vous vantez.
VARNER.
Oh ! non.
MARGUERITE
Si fait.
VARNER.
* Je te le jure.
MARGUERITE
Non, vous n’en auriez pas le courage.
VARNER, fondant en larmes.
Tu crois?
Mon père, vous pleurez.
VARNER.
MARGUERITE
Qui peut vous affliger ?
VARNER.
Toi.
Non, non.
Si, je le vois.