SCÈNE II
CATHERINE
Vous faites fort bien.
FBÉOBRiC.
• Pourquoi?
CATHERINE
La chose est claire,
Et votre mariage est impossible à faire.
FRÉDÉRIC
Mais pourquoi ?
Votre père est trop riche pour nous.
FRÉDÉRIC
Du bonheur d’étre aimé je serais plus jaloux Que de tous les trésors que l’avarice entasse ,
( A Marguerile. ]
Et si dans votre cœur j’obtenais une place...
CATHERINE
Vous l’aimez donc alors? vous l’avouez.
FRÉDÉRIC
Grand Dieu !
Qu’ai-je dit ?.:.
( Allant à Marguerite. ]
Eh bien! donc, achevons un aveu Qui n’osait pas sortir de mon cœur, de ma bouche, Qui vous blesse peut-être.
CATHERINE
Est-elle si farouche ?
Elle écoute. Écouter, c'est répondre tout bas :
Ce qui nous déjtlatt trop, nous ne l’écoutons pas.
MABGCERITE.
La \'ilaine ! aujourd'hui comme %lle me tourmente 1 (A Frédéric.)
Je ne l'aurais pas dit.
FRÉDÉRIC
Ah ! vous êtes charmante.
CATHERINE
Pardi ! s’il ne fallait pour dot que deux beaux yeux ,
Je sais bien qu'un mari ne pourrait trouver mieux.
Mais ce n’est pas assez pour entrer en ménage,
Et... chut ! n’en disons pas là-dessus davantage.
Je vois venir Monsieur , l’habit mal arrangé,
Plongé dans la lecture et de livres chargé.
FRÉDÉRIC, é Marguerite bas et rapidement.
Un mot : permettez-vous que je parle à mon père
CATHERINE
Comme il vous plaira : mais je crains
FRÉDÉRIC
Et moi, j’espère;