‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 8 sur 44 · FRÉDÉRIC, MARGUERITE, CATHERINE · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC, MARGUERITE, CATHERINE

dans le fond, à gauche, VARNER.

VABNER, un livre sous chaque bras, un autre à la main, qu’il lient

ouvert.

C’est bien l’édition pnneeps , j’en suis certain :

Oui, Fent.se, Valla, texte grec et latin ,

C’est de mil quatre cent soixante...

(11 dépose ses livres sur la table, ainsi que son cliapeau. ) CATHERINE, û Marguerite.

Il se délecte

Dans son livre.

VARNER , continuant.

Et quatorze. Ah ! que ce dialecte Est doux, hannonieux ! J’aime l’ionien.

Quel écrivain charmant et quel historien I

CATHERINE, bas à Frédéric et à Marguerite.

11 ne nous verra pas d’une heure, je parie.

( Haut.)

Monsieur !

MARGUERITE, allant h Varner.

Bonjour, mon père.

VARNER, desrenilant sur la scène.

Ah! ma fille chérie.

Te voilà ? quel bonheur ! baise-moi , mon trésor.

Ce matin , et pendant que ta dormais encor ,

J’ai régalé mes yeux de ton joli visage.

Je me disais : voilà ma fille, mon ouvrage.

Tu souriais; ton teint était frais et vermeil.

Je voulais t’embrasser sans troubler ton sommeil ; Car tu semblais heureuse, et le bonheur d’un rêve , Il ne faut pas qu’un père à sa fille l’enlève.

Je te bénis du cœur, et sur ton front charmant Mon baiser paternel se posa doucement ;

Tu fis un mouvement de tête ; ton sourire Devint plus doux encore; oui, tu sembliiis me dire : Merci, mon père ; et moi, je partis triomphant.

Que veux-tu ? C’est si bon d’embrasser son enfant ! MARGUERITE.

Ohl c’est bien bon aussi d’avoir un tendre père.

VARNBR.

Tu m’aimes donc un peu ? dis.

MARGUERITE

Beaucoup.

Je l'espère,

J’en suis sûr. Tu fais bien ; car je te le promets Personne autant que moi ne t’aimera jamais.

Eh ! mais tu n’as pas l’air de me croire.

.MAUf.UElUTE.

Au contraire.

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