‹ La double mépriseChapitre 49 sur 61 · LES MONTÉNÉGRINS · texte numérisé non relu

LES MONTÉNÉGRINS

Napoléon a dit : « — Quels sont ces hommes qui osent me résister? Je veux qu'ils viennent jeter à mes pieds leurs fusils et leurs yatagans ornés de nielles*. » Soudain il a envoyé à la montagne vingt mille soldats.

Il y a des dragopj, des fantassins, des canons et

1. Il n'est pas de petit peuple qui ne s'imagiae que les regards de l'univers sont fixés sur lui. Du reste, je crois que Napoléon ne s'est jamais beaucoup occupé des Monténégrins.

2. Ce sont des ornements ciselés sur la poignée des armes précieuses; surtout sur les yatagans. On remplit les creux d'une composition d'un beau noir bleuâtre, et dont le iccret est, dit-on, perdu dans le Levant*

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des morliers. « — Venez à la montagne, vous y ?errez cinq cents braves Monténégrins. Fourreurs canons, il y a des précipices; pour leurs dragons, des rochers, et pour leurs fantassins, cinq cents bons fusils, j»

Ils sont partis : leurs armes luisaient au soîeil : ils sont montés en ordre pour brûler nos villages; ils sont montés pour emmener dans leur pays nos femmes et nos enfants^. Quand ils sont arrivés au rocher gris, ils ont levé les yeux, et ils ont vu nos bonnets rouges.

Alors a dit leur capitaine : « — Que chaque homme ajuste son fasi!, que chaque homme tue un Menlénégrin. » Aussitôt ils ont tiré, et ils ont

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