‹ La double mépriseChapitre 48 sur 61 · Les tiummes ne sortent jamais sans être armés · texte numérisé non relu

Les tiummes ne sortent jamais sans être armés

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Quand il fut près de moi, il me salua et me dit : « — Frère, ce pays n'est-il pas celui d'Ostrowicz? » Alors je ne pus retenir mes larmes, el je poussai un profond soupir. « — Oui, lui répondis-je, »

Alors il dit : * — Ostrowicz était riche autrefois, ses troupeaux couvraient la montagne, ses guerriers faisaient briller quatre cents fusils au soleil. Mais aujourd'hui je ne vois que toi et quelques chèvres galeuses, i

Alors je dis : « — Ostrowicz était puissant; mais une grande honte est tombée sur lui et lui a porté malheur. Serrai l'a vaincu à la guerre depuis que le jeune Hadagny a tué la belle Hélène. »

c — Raconte-moi, frère, comment cela est arrivé. > « — Serrai est venu comme un torrent; il a tué nos guerriers, dévasté nos moissons et venda nos enfants aux infidèles. Notre gloire est passée ! »

« — Et le vieux Bietko, ne peux-tu me dire quel fut son sort? » « — Quand il a vu la ruine de sa tribu, il est monté sur cette roche, et il appelait son fils Hadagny, parti pour des pays lointains.

VÎII

> Un bey de Serrai, puissent tous les saints le maudire! lui tira un coup de fusil, et de son yatagan il lui coupa la gorge; puis il le poussa du pied, et il le fit rouler dans le précipice. »

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Alors l'étranger tomba la face contre terre ; et, tel qu'un chamois blessé, il roula dans le précipice où son père était tombé ; car c'était Hadagny, le fils de Bietko, qui avait causé nos malheurs.

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