‹ La double mépriseChapitre 54 sur 61 · L'HEIDUQUE MOURANT · texte numérisé non relu

L'HEIDUQUE MOURANT

— A moi ! vieux aigle blanc, je suis Gabriel Zapol, qui t'ai souvent repu de la chair des pandours, mes ennemis. Je suis blessé, je vais mourir. Mais, avant de donner à tes aiglons mon cœur, mon grand cœur, je te prie de me rendre un service. Prends dans tes serres ma giberne vide et la porte à mon frère George pour qu'il me venge. Dans ma giberne il y avait douze cartouches, et tu verras douze pandours morts autour de moi. Mais ils sont venus treize, et le treizième, Botzaï, le lâche, m'a frappé dans le dos. Prends aussi dans tes serres ce mouchoir brodé, et le porte à la belle Khava pour qu'elle me pleure.

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Et l'aigle porta sa giberne vide à son frère George, et il le trouva qui s'enivrait d'eau-de-vie; et il porta son mouchoir brodé à la belle Khava, et il la trouva qui se mariait à Botzaî*.

1. J'ai lu, l'année dernière, à Athènes, une chanson grecque dont la fin a quelque analogie avec celle de celte ballade. Les beaux génies se rencontrent. En voici une traduction.

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