‹ La double mépriseChapitre 55 sur 61 · LA JEUNE FILLE EN ENFER · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE EN ENFER

Qu'elles sont heureuses, les montagnes! qu'ils sont bien partagés, les champs — qui ne connaissent pas Charon, qui n'attendent pas Charon! — L'été, des moutons; l'hiver, des neiges. — Trois braves veulent sortir de l'enfer : — l'un dit qu'il sortira au mois de mai.l'autreenété, — le troisième ea automne, lorsque les raisin» Jonl mûrs. — Une fille blonde leur parla ainsi au séjour souterrain : — « Emmenez-moi, mes braves : menez-moi à l'air, à la lumière. » — « Fillette, tes habits font froufrou, le vent siffle dans tes cheveux, tes pantoufles craquent ; Charon serait averti. » « — Ehi bien ! mes habits, je les dte; mes cheveux, je les coupe; — mes petites pantoufles, je les laisse au bas de l'escalier. — Emmenez-moi, mes braves; menez-moi dans le monde d'en haut, — que je voie ma mère qui se désole à cause de moi, — que je voie mes frères qui pleurent à cause de moi. >> — « Fillette, tes frères, à toi, sont au bal à danser ; — fiHette, ta mère, à toi,' est dans la rue à babiller, »

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