‹ La double mission de Jeanne d'ArcChapitre 6 sur 7 · II WM I»' \H · texte numérisé non relu

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sentiments de foi <jui animaienl celui de Jeanne. (Mi ! aimons comme <'llc ce Jésus qui est l<' vrai roi «le France! Aimons aussi comme cil»' cette

France, royaun i soldai de Jésus-Christ. Certes,

nous avons admiré notre héroïne, n'est-il p vrai? Était-elle assez beUe, assez Buperbe, quand elle entratnail nos bons paysans el nos chevaliers de France à la victoire. Eh bien ! ne l'oublions l>as, Jeanne n'a été la Grande Française dont nous sommes fiers que parce qu'elle a été la Grande Chrétienne! Elle n'a été la Jeanne des batailles, la Jeanne de la victoire? que parce qu'elle a été la Jeanne de la prière et <lr l'Eucharistie.

o \ous donc qui voulez marcher à sa suite et seconder la chère Libératrice, écoutez ce qu'elle nous dit en \ous enrôlant bous son drapeau :

Jhesus Maria \ Français i

Si vous voulez lutter H travailler avec moi au Balut «le la patrie, il vous faut accepter les lois que j'imposais jadis à mes compagnons de guerre, à mes braves d'Orléans ri «le Patay. J< les voulais bous chrétiens. Je leur répétais sans cesse : c'est le péché qui fait perdre les batailles. Vous savez sur quel dos je brisai un jour mon épée pour empêcher la luxure de venir les contaminer dans mon camp. .!«' les adjurais de n'aller au feu q u«* Forti-

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fiés par les sacrements. Je m'étais formé une troupe selon mon cœur, composée des meilleu chrétiens, d'hommes qui communiaient souvent : avec ce petit bataillon, je n'aurais pas craint d'attaquer les armées anglaises l<\s plus forraidabL

Commencez ainsi par vous réformer vousmêmes; si vous ne le voulez pas, ne me dites pas que vous voulez me suivre ; vous n'êtes | de la race des sauveurs, de La rare dont je lais mes soldats.

Jhesus Maria ! Français !

Jésus-Christ ne doit pas seulement régner dans vos cœurs : il doit régner dans vos lois. Vous avez proclamé la liberté pour tous en ce siècle ! Donnez-la donc à Jésus-Christ aussi ! Qu'il pui>-«parler dans vos assemblées publiques, qu'il triomphe dans les manifestations populaires, qu'il puisse traverser en paix son beau royaume au milieu des processions et des Heurs, qu'il rayonne dans vos drapeaux comme il l'a demandé à ma sainte sœur Marguerite-Marie. Si vous ne lui obéissez pas, ne me dites pas que vous voulez être de mon armée !

Jhesus Mariai Français!

Voilà mon programme! Si vous voulez le suivre, venez ! Vous serez mes Dunois et mes

DE Ji \nm. D'ARC l>(.>

Xaintrailles. Ouij venez et, \i\<i Dieu! il y aura encore [mur la France des beaux jours comme ceux d'Orléans el de Patay; venez, je \<>us conduirai à cette grande entreprise donl je disais aux Anglais que jamais plus beau fait d'armes n'aura été achevé pour la chrétienté. La France sera ainsi letrèssainl royaume de Jésus-Christ : elle accomplira les grands gestes de Dieu... el je >••rai, moi, une seconde fois la Libératrice de mou pays.

Voilà, Messieurs, ce que nous dil Jeanne, \<>ilà ce » | ii < ^ \«>us disent 1rs drapeaux suspendus à ces voûtes el à ces murailles qui retombenl comme alourdis par le poids des glorieux souvenirs accumulés dans leurs plis. Ce Boni des noms de triomphe : Orléans, Meung, Beaugency, Patay, Reims, qu'ils \diis cachenl h vous découvrent tour à tour dans leurs Frissons ; c'est toute l'épopée de Jeanne ondulant sur \<»s têtes <'ii lettres d'or.

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