‹ La douceur de croire: pièce en trois actes, en versChapitre 16 sur 33 · LE MENDIANT · texte numérisé non relu

LE MENDIANT

Je viens de Rome !

DEUXIÈME BOURGEOIS

Les gueux disent toujours cela...

Mais c'est pour la Sainte... Voilà !

Il lui donne une pièce de monnaie.

Un groupe de jeunes filles vient de gauche par le chemin de ronde. Elles portent des fleurs et des couronnes et vont les déposer devant la statue.

PREMIÈRE JEUNE FILLE

Nous t'apportons cette couronne, sainte Hilda, douce patronne !

DEUXIÈME JEUNE FILLE

Pour te fêter nous avons pris Ces roses des buissons fleuris.

PREMIÈRE JEUNE FILLE

Moi j'ai cueilli ces églantines

Au jardin, quand sonnaient matines...

DEUXIÈME JEUNE FILLE

Et moi ces frais jasmins...

PREMIÈRE JEUNE FILLE

Et moi Ces beaux lys purs, moins purs que toi !

TOUTES ENSEMBLE, s'agenouilUnt après aroir déposé leurs fleurs.

Hilda, patronne bien-aimée, Prends notre offrande parfumée !

Un groupe de pèlerins arrive de droite.

UN PÈLERIN, les précédant.

La corde aux reins et les pieds nus Vers ton image, ô bonne vierge !

Pour y brûler un double cierge, De très loin nous sommes venus.

En franchissant monts et vallées Nos pieds lassés se sont meurtris...

bonne Hilda, lu nous souris :

Nos fatigues s'en sont allées !

Us se mettent en prières.

PREMIER BOURGEOIS, montrant Berlh^, jeune paysanne très pauvrement vêtue, tenant un tout petit enfant qui marche à peine et suivie de son

Vois là-bas, avec son enfant, Compèi'e, cette pauvre femme...

DEUXIÈME BOURGEOIS

Ils n'osent marcher plus avant..

Allant â eux.

N'ayez peur... Elle est bonne dame

Page 1