‹ La douceur de croire: pièce en trois actes, en versChapitre 17 sur 33 · ACTE DEOXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEOXIÈME

Notre Sainte... Avancez un peu...

On s'en vient ici pour un vœu ?

BBRTHÀ, timide.

Non... pas un vœu...

DEUXIÈME BOURGEOIS

Pour une offrande ?

BERTHA, monlraai 8Ci paa?res Télemeoli*

Hélas!

PREMIER BOURGEOIS

Alors, c'est pour prier ?

BERTHA, avec ferveur.

Oui! prier... la remercier

De tout cœur, pour sa bonté grande!

Aux bourgeois, montrant son petit enfant.

Le cher et tendre enfantelet Que je nourrissais de mon lait, Là-bas, dans notre humble demeure, Un jour devint pâle et pleura- Un mal subit se déclara Qui pouvait l'emporter sur l'heure.

Et je pleurai... La mère pleure Quand l'enfant la met en souci...

Mon pauvre homme pleurait aussi Assis dans un coin de la chambre...

Et nous étions en plein décembre, Et si pauvres, n'ayant plus rien Qu'un agneau qu'il nous fallut vendre...

Et que l'on ne vendit pas bien !

Chaque jour plus maigre et plus blême.

Le pauvre petit s'en allait,

S'en allait, no voulant plus môme Boire une goutte de mon lait!

Nous perdions espoir et courage...

Quand, un soir, une vieille image De la Sainte, clouée au mur De la noire et triste chaumière, M'apparut comme un coin d'azur. Une auréole de lumière...

Je me mis à genoux, je dis En pleine et sincère tendresse Une prière à son adresse...

Elle s'en fut au Paradis Tout droit, car la nuit fut plus douce, l*lus doux les lendemains aussi ; L'enfant se remit sans secousse...

bonne Sainte, le voici !

File tourne renfanl vers la olatue «le la Sainlc.

Vois comme il e>t beau, frais et rosel Vois!... il te sourit gentiment...

Hélas! en mon grand dcnûment.

Je ne puis t offrir autre chose Que le clair regard de ses yeux...

Mais c'est ce que j aime le mieux!

Elle remonte et se met en prières devant la statue de la Sainte. TOUS LES GENS, agenouillèii, ensemble.

Nous t'adorons à deux genoux, Bonne Sainte, veille sur nous!

Fin de la musique de scène.

DEUXIÈME BOURGEOIS, i un autre bourgeois.

Compère, ma léte est chenue...

Je suis vieux, bien vieux... et pourtant

De ma vie oncques ne vit tant

De foule en la ville venue

Pour rendre hommage à notre Hilda...

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