‹ La douceur de croire: pièce en trois actes, en versChapitre 18 sur 33 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PREMIER BOURGEOIS

Jamais on ne lui demanda

Sans l'obtenir, la moindre grâce...

DEUXIÈME BOURGEOIS, riant.

Oui-dà! La louange dépasse La vérité de quelque peu...

Souventes fois elle sommeille, La bonne Sainte ; et plus d'un vœu N'arrive pas à son oi^eille!

PREMIER BOURG EOISy arec doacear.

Oui, sa bonté peut s'égarer Et décevoir quelque espérance...

Mais on espère!... et la souffrance S'allège à qui suit espérer!

UN GROUPE d'étudiants, arriTant joyeatement par le chemin

de ronde.

Musique de scène.

Holà! Ho! Place!

PREMIER ÉTUDIANT

A cette table !

Ils s'allablenl à droite, iMusculant les joueurs de dés et appelint.

Hé! la servante!

DEUXIÈME ÉTUDIANT

Hé! l'hôtelier!

On leur verse à boite.

PREMIER ÉTUDIANT, levant son verre du côté de la sUtue.

La bonne Sainte est charitable! Elle pardonne à l'écolier Qui gaîment, le poing sur la hanche, Au lieu d'un ciei^e en cire blanche,

Tenant un verre de vin vieux, L'honore autant... et même mieux!

DEUXIÈME ÉTUDIANT, lerant ion rem.

Gloire à notre sainte patronne!

LE MENDIANT, repassant de nouTOia.

Au nom d'Hilda, la charité !

DEUXIÈME ETUDIANT, riant.

Prenant Hilda pour chaperonne, Le gueux est sûr d'être écouté...

Attrape î

PREMIER ÉTUDIANT, lui donnant à son tour ainsi qne les autres.

Attrape ! Et bénis celle Qui fait s'ouvrir notre escarcelle Pour un larron!

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