ACTE DEUXIÈME
MAITRE ANDRÉ, i pu>t.
A sainte flilda, moi I
Il pose son rerr» tur la table.
PREMIER ÉTUDIANT
Quelle crainte Vous retient?
MAITRE ANDRE
De la crainte? Oh! non !
Mais votre Sainte a tant de gloire, Tant de vertus, tant de renom...
Qu'on peut se dispenser d*y boire !
OLIVIER, arrivant arec Simon par le chemin de ronde.
Qui parle ainsi? Jamais assez On ne saurait lui rendre hommage A cette pure et blanche image Qui nous vient des siècles passés !
MAITRE ANDRÉ, le reconoalssant.
Salut, Olivier, bon poète, Qui sus de façon si parfaite Chanter la Sainte et ses exploits En... quatre mille vers, je crois?
Tâche rude !
OLIVIER, avec enthonsiasme.
Tâche bénie 1
A maître André.
Pourquoi cette étrange ironie Maître? Ne comprenez- vous pas Combien c'est chose douce à Tâme De trouver des strophes de flamme Pour célébrer les grands combats
Et les luttes échevelées Où s'illustrèrent nos aïeux?
Et, parmi les cris furieux, Parmi le fracas des mêlées, Maître, quel tableau merveilleux Quand l'humble fille de Hongrie, Hilda vient, s'agenouille et prie Pour le salut de la patrie!...
Puis soudain, son front s'éclairant D'une inspiration céleste.
Quand elle se lève, et d'un geste Fait jaillir les eaux du torrent!
Et pour la montrer calme et douce.
Après le combat terminé. Naïve comme un nouveau-né S'endormant sur son lit de mousse, Oh! Maître! quelle joie encor Que d'assembler en une gerbe Fraîche, élincelante et superbe, Une moisson de rimes d'or!
MAITRE ANDRÉ
Soit! la légende est belle...
SIMON
Belle?
Dites sublime, maître André !
Tout artiste en est inspiré!
MAITRE ANDRÉ, le reconnaissant.
Simon... C'est ainsi qu'on t'appelle N'est-il pas vrai? Peintre verrier?...
SIMON
Oui, maître...