ACTE PREMIER
Le feu s'est presque éteint...
Ces premiers jours d'octobre ont des fraîcheurs glacées...
OLIVIER, à genou, l'aidant.
Ma Lisbeth I
On entend au loin un carillon joyenx de cloches. SIMON.
Écoutez les cloches cadencées Qui, vibrant aussitôt que le soleil a lui, Commencent à chanter la fête d'aujourd'hui.
OLIVIER
Oui, la fête, Lisbeth ! Et vous n'êtes pas prête l
ELISABETH, quittant la cheminée, gaiement.
Et Simon le verrier, Olivier le poète Viennent, en bons voisins, me dire : dépéchez I
s I M N ^ allant à la porte au fond et rouvrant.
Oui I hâtez-vous ! La ville est déjà tout en joie... De palmes et de fleurs les chemins sont jonchés...
OLIVIER
Vite, vos beaux atours, votre robe de soie.
Demoiselle Lisbeth ! Et venez avec nous
Rendre hommage à la bonne Sainte, à deux genoux.
ELISABETH
Un seul moment... J'attends que mon père s'éveille Et je vais...
SIMON
Hâtez-vous ! Sous la clarté vermeille D'un matin de cristal, la fête est sans pareille 1
Un groupe de pèlerins passe dans la rue. Tenant de droite.
Et [gardez... Voici que passent par ici.
Traînant pénibiemeat leurs marcties incertaines, Les pèlerins venus des provinces lointaines.
La bonne Sainte a droit d'être honorée ainsi I
SIMON, uLuDl et l'UoI
Demoiselle...
Voisin, à tout à l'heure.
Lisbelli! d mu mie!
Je ne puis vous quitter si vile, moi... \'os jeux Me retiennent, vos yeux purs et délicieux.
Vos yeux, double rayon de jeunesse et de viel Et vos cheveux aussi me tiennent, voyez-vous, Comme de fins liens d'amour, souples et doux, ""= m'enlacent le cœur... Et votre' clair sourire...
Dtre fraîche main... Tout me cliarmo, m'alUre...
Dtre voix aussi, ma Llsbelh, vo:ro vuix...
: voudrais rester, et vous dire cent fuis
1 fois, plus encore, enfin, que je vous aimel