SCÈNE III ELISABETH, MAITRE ANDRÉ
MAITRE ANDRE, toujours endormi, rêvant, d'une voix sombre et ardente.
Enfm !
ELISABETH , qui (tait rrt»téc au fond à la porte, se retournant.
Il parle?
Redescendant et le regardant.
Il rêve!...
MAITRE ANDRÉ, da m«me.
Enfin, l'heure est venue L'heure, de la vengeance... Ah! comme je te hais Hilda, cruelle Hilda !
ELISABETH
Quelle angoisse inconnue L'oppresse?... Que dit-il?
MAITRE ANDRE, de même.
Sois maudite â jamais !
ELISABETH, effrayée, à roix basse.
Il blasphème le nom d'Hilda, la grande Sainte
Que Ton fête aujourd'hui, la vierge au cœur sans crainte
Qui, lorsque Tétranger nous avait envahis,
Jadis par un miracle a sauvé le pays !
MAITRE ANDRÉ, toujours en rêve.
Oui! maudite!...
ELISABETH
La fièvre a troublé sa pensée...
AUuit à lui doucement.
Père... cher père...
MAITRE ANDRE, se réTeiliant en sursaut et jetant les mains sur le manuscrit.
Arrière!... arrière! Laissez-moi!...
Non, jamais, moi vivant...
Se calmant, reprenant ses esprits.
Ah ! ma Lisbeth, c'est toi, Mon enfant... je craignais... une crainte insensée...
Toucliant le manuscrit.
Non!... il est toujours là... ma vengeance avec lui!