‹ La Du BarryChapitre 124 sur 154 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

Dubarry. C'est d'elle, à ce que dit l'aristocrate Devrey, qu'il tient le fait du brûlement des lettres de Brissac. N. B. Cet impudent Devrey, quoique marié, est le bon a7ni de la veuve Cotté.

« Blache dit Dumas, commissaire du comité de sûreté générale près des 48 sections... vous prouvera toutes les liaisons aristocratiques à Londres, la protection dont elle jouissait de la part de la cour et des courtisans ainsi que l'aveu qu'elle a fait à lui, Blache, à Louveciennes, de sa correspondance innocente avec la Mortemart et autres émigrées en violation de la loi, et l'on peut juger de cette correspondance innocente par les expressions de la lettre de Mortemart, écrite le 11 août 1793, au sujet de Marie- Antoinette, où elle s'amuse aux dépens de la Convention, en cherchant à tranquilliser (en connoissance de cause) la bonne citoyenne Dubarry au sujet de cette femme atroce.

a Bazire, Alquier elJulien de T'ot/Zowse, avec lesquels je désire être confronté par rapport à leur conduite infâme, leur protection de la Dubarry, afin de faire voir la scélératesse de plusieurs membres de l'ancien comité de sûreté générale.

« Boileau, membre du district de Versailles, homme corrompu qui est venu à Louveciennes menacer la municipalité, défier les lois et protéger la Dubarry.

« L'abhé Rotroii, Devaize, Chaillou, Gazon, membres du département et du district de Versailles, coupables de la plus infâme protection de la Dubarry.

« Olivon, officier municipal de Louveciennes, pa-

triote respectable qui témoignera de l'infâme conduite de ces administrateurs et de la persécution des patriotes.

« Renaud l'aîné, homme mâle et patriote, ci-devant vicaire de Louveciennes, pour le fait des persécutions des patriotes,

« Ledoux, ex-maire, pour le même fait.

« L'Heureux, instituteur, ferme patriote, pour le même fait.

« Cheton, commandant de la garde nationale de Louveciennes, pour le même fait.

« Mou fie?' et Cave, notables, qui témoigneront, ainsi que les autres habitans, de la persécution et des menaces que j'ai essuyées pour avoir soutenu la cause des sans-culottes.

« Blache, qu'il est instant de voir, vous fournira le nommé La Touche, le nommé Béda, le domestique d'un émigré de Londres dont j'ai oublié le nom, et autres témoins très-intéressants de la conduite incivique de la Dubarry à Londres. Les témoins sont de braves patriotes françois chassés par le scélérat Pitt de Londres.

« Je vous envoie également la décharge des représentants Jagot et Vouland, auxquels j'ai délivré rî6 pièces importantes relatives à la Dubarry, et sur lesquelles ils ont basé l'interrogatoire qu'ils ont fait subir à cette femme

« Vous trouverez, entre autres pièces, le détail

de l'infâme persécution du malheureux tailleur Favier, père de famille, que cette femme a fait ren-

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