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COMPTE DE LEDOUX, ARCHITECTE

Pavillon de Luciennes, dont fai fait les dessins, conduit les ouvriers, réglé les mémoires et fait les voyages.

Pour les bronzes de M. Gouiier, dont j'ai fait les dessins en grand, conduit les modèles et l'exécution; les mémoires réglés par M. Roettiers.

Relevé des différents articles qui composent son mémoire :

La salle à manger 1,794 1.

Le vestibule , 698

A reporter 2,492 1.

Report. . . . 2,492 1.

Le salon quarré 19,700

Le salon ovale 31,272

Le salon en cul de four . 6,600

Antichambre et garderobe 1,109

Les piédestaux, un chapiteau, le tout non

réglé, estimé à 20,000

Total 81,239 l.

ETAT GENERAL DES MEMOIRES ET DEMANDES DES DIFFERENTS MARCHANDS, OUVRIERS ET FOURNISSEURS DE MADAME LA COM- TESSE DU BARRY.

Monot, sculpteur 8,000 1.

Feuillet et Métivier, sculpteurs, pour ouvrages à Lu-

ciennes 37,676 1.

Rostenne, musicien de la chapelle 1,S12

Vien, peintre 16,000

Vernet, peintre, pour reste d'un tableau (1). . 4,000

Caffieri, sculpteur, pour ses déboursés . . . 3,000

Guichard, sculpteur. ............. 6,409

Musson, peintre 6,120

Duvivier, entrepreneur de la manufacture de la Savon*

nerie 9,087 1.

Pajou, sculpteur 18,902

La Vallée, peintre en équipages 10,960

(1) Les Anecdotes racontent qu'un joUr madame du Barry tomba dans l'atelier de Vernet au moment où l'on emballait deux tableaux pouf l'étranger. Il lui prit tout à coup une furie de les avoir. Et comme Vernet lui disait que ces tableaux ne lui appartenaient plus, que c'était tout à fait impossible, la favorite les fit enlever de force en lui jetant un chiffon de papier où elle venait d'écrire une ordonnance de 50,000 livres pour Beau] on, banquier de la cour.

Boileau, marchand de tableaux, pour commissions et

déboursés 651 1.

Forty, peintre 288

Greuze, peintre 2,800

Le 22 septembre 1774, pendant que madame du Barry est à Pont-aux-Dames et que nous la montrons ayant la permission de voir seulement son joaillier, elle se décidait à vendre une parure qu'elle avait fait faire pour les réceptions extraordinaires, et que le joaillier désigne ainsi : une pièce de corps de deux tailles de devant, deux tailles de derrière, deux épaulettes, d'un nœud de derrière appelé trousse-queue. La pièce de corps était composée de 1013 diamants brillants, les tailles de derrière de 10o4 brillants, les tailles de devant et les épaulettes de 1413 brillants. Madame du Barry avait encore fait faire, pour mettre à la ceinture, une rose en diamant tout à fait exceptionnelle, et, ne voulant pas que des épingles ordinaires fissent tache dans cette toilette, toute de diamants, elle avait commandé 22 épingles dont les têtes étaient des brillants montés à jour et qui coûtaient 10,471 livres. Donc la favol'ite donnait pouvoir au sieur Aubert de vendre cette parure. Voici le pouvoir qui se trouve dans les papiers de la du Barry conservés à la bibliothèque de Versailles (1) :

Je soussignée consens et autorise le sieur Aubert, à qui j'ai donné pouvoir, par ces présentes, de conclure la vente de ma parure de grand corps en diamants montés à jour, composée de la pièce de corps, des épaulettes, des quatre tailles et du nœud appelé trousse-queue , et ce pour la somme de 450,000 livres payable à raison de 50,000 livres tous les six mois.

Plus, je l'autorise et lui donne le même pouvoir que ci-

(1) Publié par M. Le Roi dans le Bulletin de la bibliothèque de Versailles.

dessus pour conclure la vente de ma parure de imbis et diamants, composée d'un collier avec nœud et pendeloque et les bouto)is de coté ; d'une paire de boucles d'oreilles avec nœuds et pendeloques; de quatre pompons et d'une guirlande pour la tête, la dite parure pour la somme de loO,000 livres, à quoi je consens les vendre aux conditions que cette somme me sera payée dans l'espace de trois mois, à compter du jour de la vente, dont le sieur Aubert me donnera tout aussitôt, me reservant, comme de raison, de faire dic montant de l'une ou de l'autre somme tel usage qu'il me plaira comme m'appartenant, ne doutant pas que le sieur Aubert fera tout son possible pour ménager mes intérêts et pour me procurer le 'olus grand avantage des objets dont je le charge.

Signé la comtesse Du Barry.

Fait au Pont-aux-Dames, le 22 septembre 1774.

D'après une note qui accompagne ce pouvoir, la grande parure parait avoir été vendue 390,000 livres , et l'autre 188,000 livres, à madame la comtesse d'Artois. Cette note est suivie de l'acceptation de ces sommes de la propre main de madame du Barry.

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