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CHAPITRE SEPTIÈME

Tous les princes du sang, sauf le vieux Cunli, qui restait inexorable, devenaient, dès ce jour, des familiers de la du Barry, des courtisans d'antichambre qui faisaient supplier la favorite de leur faire dire le moment et l'heure où ils pourraient avoir l'honneur de lui présenter leurs respectueux hommages (1).

(1) Les Fastes de Louis XV. A Villefranche. chez la veuve Liberté, 1782, seconde partie. — Vie privée de Louis XV. Peter Lyton, 1783, t. IV.

VIIÏ

Le luxe de la femme galante. — Les comptes de madame du Barry.

— Factures de M"=Bertin, des Traits galants, de Roettiers. etc. — La toilette d'or. — Le palais-boudoir de Luciennes. — La salle à manger.

— Le salon carré. — Les deux petits salons. — Zamore. — Les complaisances du contrôleur général.

La vie , toute la vie de madame de Pompadour, appartient à l'histoire. C'est mie vie d'affaires, d'intrigues, de négociations, un rôle soutenu de politique, un public exercice du pouvoir, un commerce de toutes les heures avec les ministres , les ambassadeurs, les secrétaires d'État, les hommes d'épéc, les hommes d'argent, les hommes de robe, un maniement des intérêts de la nation et de la volonté du Roi, une pesée sur les destinées de la France et de l'Europe. La vie de madame du Barry ne saurait justifier ni contenter une pareille curiosité de la postérité. Elle n'a ni cette part à l'État, ni ces droits à l'histoire. Otez-en cet accident, la lutte avec Choiseul, elle n'est rien que l'existence de l'impure la mieux entretenue du royaume. C'est un rêve insensé de femme galante, une folie de dépenses, une extra-

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