‹ La Du BarryChapitre 74 sur 154 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

avait certainement consultée, et dont le moindre détail concorde si parfaitement avec le récit du biographe de Richelieu. Je rappellerai encore , comme preuve de l'estime qu'il faut faire des informations de Soulavie, les deux conversations de madame de Pompadour avec le président de Meinières, dont la première a été dernièrement republiée par la Société des Bibliophiles sur le manuscrit du président.

Le néant du rôle historique de la du Barr}'. — La protection de l'art tombée aux ciseleurs de bronzes, aux sculpteurs en bois, aux brodeurs, aux couturières , etc. — Lettre de cachet qui exile la favorite à Pont-aux-Daraes. — La débandade des du Barry. — Achat de la terre de Saint-Vrain. — Madame du Barry jouant une pièce de 12 sous et perdant 90,000 livres. — Retour à Luciennes. — Lettres d'amour de la du Barr3' à lord Seymour. — Tableau de Luciennes avant la Révolution. — La beauté de madame du Barry à quarante ans.

Le règne de madame du Barry est fini.

Il est dans l'Anthologie grecque cette épitaphe d'une jeune femme : « La terre lui soit légère ! elle a si peu pesé sur elle. » Ainsi l'on pourrait dire de la favorite : La Postérité lui soit légère ! elle a si peu pesé sur l'Histoire... En effet, ce règne de madame du Barry est un règne de maîtresse de roi particulier et sans exemple : il n'est ni une tyrannie ni un gouvernement ; il est une toute-puissance sans être une domination, un caprice sans être une initiative. 11 est le pouvoir sans la volonté, sans la personnalité du pouvoir. L'inconscience et l'irresponsabilité d'un rêve en sont les attributs, comme ils en sont les excuses. Parcourez, étudiez la faveur de madame

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