‹ La Du BarryChapitre 96 sur 154 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

Madame du Barry n'avait pas défait ses malles qu'elle recevait un avis qui lui mandait que sa présence était de toute nécessité en Angleterre, et elle repartait le 23 mai (1). Malgré ses démarches, malgré de hautes influences qui s'intéressaient à la femme célèbre, malgré tout l'argent qu'elle dépensait, son procès, avec les longueurs de la procédure anglaise, n'en finissait pas. L'affaire, au fond, avait été maladroitement engagée et plus maladroitement encore menée, ainsi que le témoigne ce bout de lettre datée du 30 juin 1791 : « Je recommence à être persuadée que cette affaire coûtera si cher, qu'elle achèvera de ruiner la divinité; elle a été si mal conduite, qu'il ne faut pas s'étonner si tout va mal (2). » Et la du Barry revenait sans ses diamants le 25 août 1791.

Pendant son séjour à Londres, une lettre de madame du Barry, relative à Luciennes, à des détails d'intérieur, nous peint la femme en sa nature incon-

nir l'ordre public dans les différens départemens du roj-aume et à tous autres qu'il appartiendra; salut. Nous vous mandons et ordonnons que vous ayiez à laisser passer librement la dame du Barry allant à Londres avec le S. d'Escours , chevalier de 5' Louis, le S. Rouen, jouaillier, deux femmes et un valet de chambre, et deux couriers.

« Sans lui donner ni souffrir qu'il lui soit donné aucun empêchement, le présent passe-port valable pour trois semaines seulement. « Donné à Paris, le 3 avril 1791,

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