LIVRE ni CHATEAUBRIAND AMBASSADEUR ET PLENIPOTENTIAIRE
Amdassadbub a BERLIN. — Souvcnircharmé des lettres que lui écrivit alors M*« de Duras. — Les nobles amies qui le soutenaient pendant son absence. — Il revient mécontent à Paris. — M"« de Duras lui donne des conseils de patience et de modération. — Lettres et billets de Chateaubriand à la duchesse de Duras : Le Roi Ta reçu très gracieusement ;— il est ministre d'Etat. — Conversation avec Monsieur. — Il qualifie un billet de M>« de Duras « chefd'œuvre de déraison et d'injustice ». — Corbière très ému et cordial avec lui. — Le mieux est que Villèle et Corbière se retirent du ministère. — Les deux magots . — La démission . — Singulière aventure ; billet à brûler. — Il prépare un discours contre la Censure. — Perdus par ces deux petits hommes. — On ne sait s'ils restent ou s'ils s'en vont. — Il souhaiterait que, dans cette crise, M"« de Duras fût à Paris. — 11 a une vraie joie de se sacrifier pour les autres. — Corbière est admirablement bien pour lui. — Mystification et manœuvre. — Malade, il se tient au coin de son feu, et ne croit à rien. — Le remède de M"* de Duras l'a rendu plus malade ; — il fait merveille. — Son rhumatisme augmente; — il est bien découragé. — M« de Chateaubriand est malade. — Allusions à M*» Récamier. — Il va à Fervacques. — Il sent combien sa très chère et aimable sœur est injuste, quand il la quitte. — Le voilà dans ce château quiauraitpu être à, Clara. — Le rêve. — Il attend de son amie de ces bonnes lettres comme à Berlin ; — la vive amitié de M" de Duras le touche ; — le reste lui est indifférent. — Négociations avec le ministère rompues. — Les voilà replongés dans les combats comme en 1816. — Un nouveau ministère : il sait qu'il n'en est pas. — Il répète les leçons de la chère sœur. — Elle est admirable et il en est attendri. — M"« de Chateaubriand bien malade, et lui aussi. — Tout passe, excepté son atta-
cheroent pour M" de Duras. — On veut lui donner une ambassade pour l'envoyer au dehors ; — il ne veut plus rien, il est trop malade. — Elle est toujours admirable pour ses amis. — Villèle dit bien, mais peut-être fait-il mal. — Le prétexte étemel : — il regrette les Affaires étrangères. — L'Instruction publique sans entrer au conseil : les misérables î — 11 en tremble de colère en écrivant à M»« de Duras. — Monsieur le demande sans doute pour le prêcher : il va lui dire tout ce qu'il a sur le cœur. — Les mensonges de Villèle. — Il restera dehors, et c'est le mieux. — Il n'acceptera que l'Angleterre.
— Au Mesnil : il serait heureux s'il pouvait l'être où elle n'est pas. — On exige Irop de lui : il est trop bêle et trop bon ; il se corrigera. — Quand sera-t-il en paix, oublié en quelque coin, excepté d'elle? — Son amitié le console de tout ; — elle est pour lui le premier des biens. — Ils feront, elle et lui, un grand travail. — Il désire que la chose manque, le refus ne venant pas de lui. — Il serait envoyé à Londres. — Rien encore : il faut s'armer de courage. — M"« de Duras agit en sa faveur ; —réponses qui lui sont faites ;
— espoir. — Lettre de colère contre Mathieu: humeur contre la chère sœur.
— Il ne veut rien, et il est en paix. — Mathieu a parlé au Roi : la chose est décidée. — Enfin l'affaire est faite. — Chez Villôle : il en a êlé peu content ; — chez le tailleur, chez le carrossier : — une parure à M"« de Chateaubriand î — Il n'abandonnera jamais M»» de Duras. — Un article de lui fait monter les fonds, et, malgré tout, ils le laisseront parlir. — Au service de Fontanes. — II a tout à faire avant de parlir. — Le billet de la chère sœur est fou et injuste, comme d'usage 190
Ambassadeur a Londres. — Les passages des Mémoires (Voulre-lombe sur M"« de Boigne et sur M" de Duras. —Allusions calomnieuses d*un journal sur les rapports de Chateaubriand et de la duchesse de Duras— Elle en est abattue et malheureuse. — La réponse de l'ambassadeur la relève et la console. — Il veut aller au Congrès de Vérone ; — il charge M»» Récamier de négocier avec Mathieu, ministre des Affaires étrangères ; — il fait presser Villèle par M« de Duras. — Très superstitieux en politique. — Paroles amères à M>* de Duras. — Elle lui donne le conseil d'aller à Harthwel. — Elle lui annonce qu'il vient d'être nommé par le Conseil. — La victoire a été obtenue par elle. — btrange mobilité : Chateaubriand regrette d'avoir demandé et obtenu 215
Au CoNORÂs DE Véronb. — Le inoi plus simple du correspondant corrige le nous, un peu janséniste et royal, du diplomate et de l'historien. — Villële est fort gai. — Il lui a dit qu'il fallait se préparer à partir. — Lettres de Dijon : que lui importe à présent l'Italie ? — De Genève : il tombe de sommeil et de fatigue. — De Milan : l'enfer et le ciel; — il fut un temps où l'Italie était quelque chose pour lui. — Il a loué une moitié de palais, quatre mille francs par mois. — De Vérone (15 octobre) : il est dans la joie d'avoir chez lui le duc de Rauzan ; ils ont causé au coin du feu : on ne peut être plus raisonnable que lui. — Le Roi et les Empereurs arrivent — 18 octobre : il verra le 19 les Empereurs et les Rois : il s'ennuie beaucoup. — Le gendre de M">« de Duras est sa seule consolation ; — vieux voyageur, il n'a plus besoin que d'un gît ri et puis de sa fosse. — 20 octobre : M. de Rauzan* — Hyacinthe a fait mille imprudence^, et il les paie. — 25 octobre : il a vu tous les rois, princes et princesses. — L'empereur d'Autriche ; — l'empereur de Russie ; — notre position est bonne, nous n'avons rien à craindre de qui que ce soit au monde ; — il ignore s'il plaît à ces rois et à leurs ministres. — Préventions contre lui. — Le chef-d'œuvre serait d'avoir détruit tout ce que la haine et l'envie avaient amassé de calomnies contre lui. — La bonne comtesse de Tolstoï ; — la princesse de Carignan ; — Hyacinthe
TABLIS DEli HATlftlIKS 54S
d'efit pas bled, mais c*eit sa faute. -^ S9 octobre : ce qu'od fait à Y&tone ; -^ il regrette de tdadger fttttUlemedt Targedt du Rot — H ira làire uoe course à Madtoue. — L'empereur de Russie est le plus chevaleresque pridoe du modde. ^ Hyacidthe, tau tôt bleu, tauiôt mal. — Lettre de M"« de Duras à ChateaUbrIadd. ^ Lettre de Ghateaubrlaud, Véroue, SI octobre : il va assisté!* à la première séadee du Godgrès. — Les hauts alliés sodt très favorables à la Fradce ; — les prévedtlods oodtre lui peu à peu se dissipedt ; — il craidt pour Hyacidthe. — 5 dovembre : a propos de M^ Récaroier i — la chère sœur devrait mourir de honte; —Ici ou s'edduie mortellemedt ; — commedt se paSsedt ses Jourdées ; — ou ne voit di Pridces, di Empereurs ; chacud vit à part ; ^ la dernière éruptiou du Vésuve. -- R eu a assez des voyages. -* 6 dovembre : il trouvera le moyeu de fkire dire à Àiexaddre les belles choses que M^ de Duras dit de lui. — 11 novembre : il lui écrira lé 12 Ude très lodgue lettre ; — tous les ragots de sa correspoddadte sur M*^ de Modtmorency sont vrais, mais à moitié. — Le 12 : tous les soirs, réUdiod chez cette méchadte créature, la comtesse de Liéved ; — portraits de Metteroich et d* Aiexaddre ; — comtesse Tolstoï. — Il est codtedt d*étre vedU , maihtenadt, il est mûr; — toujours charmé du duc de Kauzau. il ed îetû sod sotis-secrétaire d'Etat, si lui-même est midistre ; — après le départ de Mathieu, ses actiods hausserodt. -^ 18 dovembre : Haycidthe est très mal; — Villèle s'y idtéresse beaucoup; — ce JcUde homme est moitié fou ' 4 «17