‹ La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits;Chapitre 87 sur 88 · LIVRE IV CHATEAUBRIAND MINISTRE DES AFFAIRES ËTRANOtRES · texte numérisé non relu

LIVRE IV CHATEAUBRIAND MINISTRE DES AFFAIRES ËTRANOtRES

MiNisTM DBS APFAiRBS étrangAreS. — ScHipules à propos de soo prédécesseur. — Tristes prévisiods. — Villèle l'isole en l'élevant. — Lettres et billets à la duchesSé de Dtfras : Le Roi lui a douué Tordre d'accepter. — - Moosieur veut qu'il retounie à Loddres. — Qui est-ce qu'où attrape? — Modtmorency est froissé. — M"« de Duras lui écrit. — Répodse de Modtmoredcy. — GhateaubHatid ed est ému. — Nobles rivaux. — Hommage public reddu à ModtmoredCy par sod successeur. — M*** de Duras avait été bien iuspirèe. ^ ChateaubHadd Avoue A sod amie qu1l a bied peur; — il lui demadde de prier pour lui. — Il promet de suivre ses codseils. -^ Il obtiedt Ud immedSe succès. ^ Admiratiod gédérale. — Irrégularité de ses visites A M"« de Duras ; — excuses * . . 228

Billets de Chateaubriaud A M** de Duras : Il preud Hedri, duc de Rauzau ; — il est tout remodté. — Le tloi lui demadde la lecture de VAbencéragB. — Désespoir: il a lieu de cralddre de mauvaises plalsauteries dans un Jourual et A la tribude : — M*^ de Duras se sedt-elle de force A les supporter ? — Ueuri sera sous-secrétaire d'Etat après les Chambres. -^ Il d'à ried été A M. de RauzAd. — Les propos de Hjrde. — Quadd calmera-t^lle sa tète? — Les tdjustices de sa « sœur » ne le dêcourageut de ried. ^ Le Roi a été très bod pour lui. -^ M. dé La Garde est rappelé. -^ Il d'à poldt vu U^ Hé* camief. -^ II travaillé pour la graude bataille du leudemaid A la Cham-i bre; — qu'elle lise et redvoie A l'idStadt. — Excuses variées. — Quaud il he fattrledi la chère soeur crie; quaud il s'occupe, elle se fAohe. -^ Nouvelles de la guerre: elles sodt bodnes. — Il veut qu'elle lui dise des tendresses et ed répoddre. — Petits buUetids de la guerre. — fille se dOiréit là tète toute seule. -^ Gadlit ne tiendra pas lod^^mps : le reste h'est rieii. — Pas

le Roi, mais la Reine : il suivra ses conseils. — Routes inconnues, chemins battus. — Succès sans fin. — La semaine a été un enfer. — Si Ton avait Cadix, comme il irait la voir! — Remerciements à Clara : — il accordera à M. Villemain tout ce qu*il pourra. — Certainement, sa sœur et son amie, et pour toujours. — il se défie de la changeante fortune. — Rien à craindre de la Chambre. — Tout va bien. — Qu'elle n'ait plus peur. — Il voudrait qu'elle pût passer un jour au ministère pour juger de ses loisirs. — Elle le fait mourir de chagrin. — Qu'elle soit injuste, puisqu'elle veut l'être. — 11 n'a pas un plaisir égal à sa crainte. — Henri sera pair. — Le Roi ne veut pas perdre le nom de Duras. — Elle l'a blessé au point qu'il ne le lui pardonnera jamais. — L'injustice affranchit. — M"« de Castellane n'est pas à Paris. — Violence bien peu fondée. — Il lui parlera de Talleyrand. — Quelle terreur pour rien ! — Les rois l'ont empêché d'écrire à la chère sœur. — Voilà bien de la gloire. — Qu'elle ne se tourmente plus : sa rivale n'est pas à Paris. — Il est accoutumé à ses injustices. — Villële seul est dans le Montreur : il va envoyer sa démission. — Vennemie de M»» de Duras n'est pas arrivée. — Il ne faut pas, par une fantaisie d'enfant,* multiplier les inconvenances (à propos de^ cordons). — Qu'elle ne le pousse- plus comme cela.

— Il a vu ViUèle : ils sont à merveille, — La septennalité^ — Le grand combat aux Pairs.— A quoi va se décider Villèle ? Il était très animé.— -il faut qu'il parle pour la septennalité, quand son silence a été si fatal à la conversion des rentes. — « A minuit » î Qu'est-ce donc ? — L'incertitude est pour lui le plus grand des supplices. •— Quand il sera noyé ... 234

M"« de Duras et la guerre d'Espagne ; — opposante d'abord, mais patriote toujours. — M. de La Rochejaquelein. — Jalousies. — Chateaubriand nie.— Le boiteux. — Désolée de voir Chateaubriand et Villèle en mauvais termes.

— Elle estime l'un ; elle aime l'autre. — Aimer, c'est souffrir 234

Pélicie après son mariage. — Chagrin et maladie de M«* de Duras; — redooblement indéfini par dépendance et réciprocité. — L'imagination et les nerfs; — tristesse invincible. — On prétend que ses souffrances sontima* ginaires; —consolations dérisoires et irritantes; —comment elle y répond

— Les cœurs ont des secrets incompréhensibles à d'autres cœurs. — Entre la mère et la fille, séparation des cœurs. — Les torts qui viennent des sentiments sont sans remède. — M"« de Duras se tait sur la cause de ses chagrins, — sauf avec le cher frère, — et avec M"« Swetchine. — Les plaintes mystérieuses de sa correspondance visent Félicie. — Un nouveau coup rabat toutô fait; — au bord du tombeau. — Elle invoque la mort ; -—die craint de perdre la raison comme sa cousine Nathalie. — Elle est clouée à une croix amère; — Ses peines dépassent ses forces. — Son amour ejcalt? pour Félicie rappelle l'amour de M»» de Sévigné pour M"» de Grignan. —Os s'arrête toute ressemblance. — Heureuse par sa fille, elle eût été l'épistoli^ delà Restauration. — Le cœur de Félicie n'est plus le cœur qui comprenait le sien. — Dispositions merveilleuses de l'enfant pour les Lettres et les Arts.

— Goûts altérés. — Vie extérieure et courses à cheval. — Ecuyère mod^^

— Homm^ige au passé et préparation ft la guerre. — Devenue !!•• de U Rochejaquelein, même milieu, mêmes goûts; — opinions vendéennes. — L'ao^

- rai de Kersaint ; — comment jugé chez lesTalmont elles La Rochejaquelein?-

TABLE DBS MATIÈRES 547

— Que disent les ultras du libéralisme de M«« de Duras et de son salon? — Quelle réponse aux jugements hostiles des ultras? — Toujours fidèle aux idées de son père. — Félicie a déserté sa cause et embrassé les opinions opposées. — Couleurs ou nuances différentes ; égale noblesse des cœurs, héritée des aïeux. — Aveuglement des partis qui vont à leur perte. — Tous les torts ne furent pas du côté de Félicie. — Le caractère de M«* de Duras ; — sa modération même était passionnée. — Ardente et enthousiaste, elle exige, de ceux qu'elle aime, la pleine réciprocité. — Ni la première, ni la seconde place dans le cœur de son idole. — Froideur, ingratitude de Félicie? — Reprise de soi, autonomie du nouveau foyer. — Les torts de Félicie vis-à-vis de sa mère. — Les lettres qui suivent percent tous les mystères; — elles réduisent à néant les propos de M**de Boigne répétés par Sainte-Beuve... 258

Lettres de M«* de Duras à Rosalie : Paris. 4 juin 1823 : Quand on ne peut ni donner du bonheur, ni en recevoir. — Elle n'a pas oublié Rosalie: elle ne veut pas être oubliée. — Andilly, 29 septembre i823. Son cœur seul a été blessé, et profondément. — Le monde n'a pas le droit d'accuser celle qui lui a causé cette peine. — A l'extérieur, rien ne parait. — Clara Ta soignée et consolée; elle lui doit la vie ; — le ciel l'en a récompensée. — Sans la pensée déchirante qui ne la quitte plus, elle serait heureuse, mais elle ne Test pas. — Andilly est dans une vue admirable. — Depuis son chagrin elle n'a pu prendre sur elle de revenir à Ussé : elle a peur des souvenirs. — A Paris, elle ne va plus dans le monde: — elle reçoit le soir. — Plaisir de la conversation. — Les difficultés lui font peur : — à quoi bon ! — L'affection lui fait encore du bien. — Quelle vie mène Rosalie? — Et son herbier ? — Un souvenir tOHJours présent. — Paris, 28 octobre 1823: Analogie d'idées •l de sentiments qui avaient fondé leur amitié. — Rosalie lui aurait fait du bien ; mais rien ne pouvait lui en faire. — II faut être mère pour sentir ces peines. — Elle s'étonne de vivre. — Une influence étrangère a tout altéré dans Félicie. — La douleur, c'est de chercher l'être qu'on aimait et de ne plus le retrouver. — Le changement des cœurs sépare pour l'éternité. — Clara s'appelle la duchesse de Rauzan : son mari est parfait. — Clara fait la gloire et la consolatloo de sa vie. — Tous les soirs, jusqu'à minuit, elle a un petit cercle où il. y a toujours de la conversation. — Elle ne sort plus depuis quatre ans. — Une greade peine empoisonne tout. — C'est beaucoup que de vivre. — Il y a des sitoalions où rien ne semble plus mériter qu'on s'en occupe. — Elle s'étonne que se raison y ait résisté. — Réflexions sur cea lettres et sur celles qui suivent . « 274

Lettres de M"* de Duras à Rosalie : Paris» 1*' janvier 1824 : Envoi de deux souvenirs. — Ourika. — Elle est moins sotfrante, c'est-à-dire moins affligée. — La volonté d'être mieux n'efface pas le passé. — Une antre se consolerait et oublierait peut-être. — Paris, 10 janvier 1824 : Rosalie est injuste pour une fois. — Ourika^ imprimée à 30 exemplaires. — L'àme est comme le corps : il faudrait la rendre sobre, mais cela est difficile : — seul moyen de retrouver le bonheur ou du moins la paix. — M. de Chateaubriand ne Ta point abandonnée. — Son affection la console et adoucit ses peines. — Paris, le 6 février 1824 : Il y a dans l'àme de Rosalie quelque chose qui tranquillise la sienne. — Son caractère raide et violent. — Le port dans la tempête. — Elle travaille à donner une fête à Clara ; — impossible de faire des vers , — la rime ne vient pas. — Mort de M"« de Noailles. — Les souvenirs, biens inépuisables. — Elle ne prend du monde que ce qui n'est pas lui. — Paris. 6 avril 1824 : Il faut se revoir. — Il n'y a d'immuable que les sentiments; les autres obstacles ne tiennent pas. — Benjamin Constant.

— Pauvre girouette, elle tourne à tout vent. — Pour un rien, elle est démoralisée. — Définition du genre romantique. — Les mémoires du duc de Montpensier. — Paris, 14 janvier 1825 : Bonstetten. — Félicie: les physio-

nomiefi ne sont pas toqjours sincères. — On parle de retour : ni retour ni conâance. — - Pélicie vit avec la femme fausse et méchante dont elle s*est déclarée la «t fille ». — Clara a souffert avec sa mère; — elle a été une garde, une compagne, un soutien. — Seule contre vous» elle a été inébranlable. — Dieu seul peut la récompenser. — Elle se dit, quand elle est trop malheureuse : Pardormet-lui : elle ne sait ce qu'elle fait. — Que le soleil doit être beau, cet hiver, sur les Alpes I — Les dames de la Cour. — On pique tout ce qui a des rhumatismes. — Appareil très solennel ; — votre électricité va se perdre dans un vase d'eau salée 279

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