LIVRE VI LES (EUYRB8 DE MADAME DE DURAS
OoBiKA. — Affreuses souffrances, en septembre 1819. — A Saint-Cloud. — Sillets de Chateaubriand à M"« de Duras pendant la composition à'Ourika. — Ce roman se rattache d'aussi près que possible aux chagrins de M** de Duras. — C'est toute sa vie de cœur et d'âme. — Libérés par la sécurité du roman, ses impressions et ses sentiments s'y montrent à nu. — H** de Duras, c'est Ourika ; Félicle, c'est Charles. — Les récits ù*Ourika ne sont autres que les mémoires de l'auteur. — Félicie A cheval. — Conversation avec sa mère. — M"* de Duras s'évanouit. — Un des passages les plus émouvants ù' Ourika. — Détresse physique et morale ; — croisement de souvenirs. — Un billet de Talleyrand. — Confession sincère jusqu'au scrupule. — Rechute très grave en 1820. — Testament et legs à M. de Châteaubriand. — Cette nouvelle crise dans le roman. — Le prêtre et le médecin ;
— conseils de se distraire et d'écrire. — Elle redoute les jugements du monde. — Autres souvenirs de famille et d'amitié dans Ourika. — L'amiral de Kersaint. — Chateaubriand. — Combinaisons infinies. — Charme évocateur ; — drame authentique. — Bous des noms divers, ce sont les pures amours d'une femme très noble et très passionnée. — Le succès à* Ourika fut très vif. — Admiration de Gœthe. — Hommage du peintre Gérard. — La mode s'en mêle. — Deux articles du temps sur Ourika. — Combien pivs aiguisée la critique de Bainte-Beuve ! — Insuffisance de tous ces jugements. — Sainte-Beuve n'a surpris ni la cause, ni l'occasion, ni les modèles, ni le fruit de ces récits. — Révolte et soumission. — Espérance unique^ ♦ * . • « 288
Les R&plbxions it Prières. — Elles prouvent que les souvenirs d'Ourika sont bien les souvenirs de M™* de Duras. — L'acte de naissance de cet opuscule se trouve dans Ourika. — Plus avant dans l'intimité d'une belle âme. — Vertu portée à la perfection. — toiyours Félicie. — Préface parla duchesse de Rauzan. — VIndulgence. — Elle éclaire les Réflexions qui suivent — M"« de Duras entre dans une nouvelle vie. — Vertus demandées, vertus pratiquées. — Esprit de foi, de soumission et d'amour. — - Ame transfigurée.
— Portrait psychologique de la chrétienne que fut M"» de Duras. — « Veillez et priez ». — Les Passions. — La Piété. — La Crainte de Dieu. — La Force. — Du roman d'Ourika aux Réflexions et Prières, il y a filiation directe.
— La malade exhortée dans Ourika n'est autre que l'auteur des Réflearions et Prières. — Rapprochement suggestif. — La morale du confesseur, dans Ourikat est le propre thème des Réflexions et Prières. — Compénétration de l'ouvrage anonyme et de l'opuscule signé. -^ Celui-ci est comme l'EpOogue
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de celuMà. — Le roman, triste évocation du passé. — Les BéfUxUm», avenir meilleur salué da regard de la foi. — Si la malade du roman n'est autre que M"* de Duras, l'objet de son « Indulgence », et donc la cause de ses chagrins, n'est autre que Pèlicie. — Ounka et les Ré/lexi&n* sont inséparables. — La séduction du moi; — tantôt irritant les plaies intérieures, tantôt les charmant 519
Édouabd. -> Analyse déclarée impossible par Sainte-Beuve. — Le château de Faverange, c'est le château d'Ussé. -— Les preuves. — M"» de Duras et Clara, duchesse de Rauzan, dans Edouard. — Le duc de Duras. — Blâme cruel infligé â Chateaubriand dans ce roman. — L'auteur des Mémoireê (fouire-iombê loue Ourika et se tait sur Edouard, principal titre dé M"* de Duras. — M«» de La Tour du Pin. — Edouard est la glorification de Clara. — Les deux romans se font pendant et s'opposent. — Pensées. — Effroi et désir de la mort. — Ainsi se substituent, aux imaginations romanesques, de poignantes réalités. — Originalité à'Ourika et d'Edouard par rapport aux œuvres autobiographiques de Chateaubriand. — M** de Duras et M"» de Vichet. — « Un style à la façon de Voltaire », dit Sainte-Beuve. — Edouard, modèle de Dominique. — Les mêmes scènes dans les deux romans, mais la clé est changée 337
De tant de salons, ouverts sous la Restauration, il fut le plus célèbre. — Rencontre de la nouvelle et de la vieille France chez la duchesse de Duras.
— Les étrangers de marque s'estimaient heureux d'être accueillis dans ce salon. — M"« Swetchine. — Joseph de Maistre, avec son manuscrit du Pape ;
— il s'y trouve gauche, ne sait à qui parler, et ne comprend personne. — Manuscrit oublié. — Excuses de Chateaubriand. — J. de Maistre rencontre dans le salon de M«« de Duras l'auteur du Génie du Christianisme, — Chateaubriand ne venait presque jamais dans ce cercle. — Billets d'excuse ou de refus. — Il voulait être seul avec M** de Duras. — Fontanes fait des lectures dans ce salon : — sa mort. — Talleyrand. — Villemain rend compte d'une conversation. — La part de la Présidente. — Autres souvenirs du même. — L'âme et la vie de ce cercle? — M"* de Duras l'a dit admirablement. — Réflexions de Talleyrand. — Attention charmée, premier charme.
— Bonheur d'entendre ses amis et de les trouver supérieurs. — L'attrait principal. — Tact infaillible. — Avanie infligée à Villemain dans un autre salon. — Diriger la conversation sans l'asservir, art difficile et complexe.
— Tous propos avaient le droit de se produire. — Les petites choses et les riens. — Les plus brillants causeurs du cercle étaient les savants. — La Science. — Le grand et libre gont. — L'amour du simple et du vrai.
— Le secret de M«* de Duras était d'admirer et d'aimer. — Contradictions parfois. — Elle prenait et donnait de l'intérêt à tout. ~ Elle avait sa part dans la conversation. — Son éloquence du moment. — Elle captivait ses auditeurs, même les plus célèbres. — Les a petites cinq heures. » — Bans amour-propre pour elle-même. — Elle mettait sa gloire et son plaisir dans le plaisir et la gloire de ses amis. — La caresse d'une belle voix. — Grande largeur d'idées. — Tolérante en fait de croyances. *— Très liée avec M"* de Staël. — Elle fut le lien entre Chateaubriand et l'auteur de Corinne,
— Billets de Chateaubriand à M"« de Duras, où M"* de Staël est nommée.
— U— de Staël et U— Swetchine chez U— de Duras. — Elle a horreur de la médisance systématique et formelle. ~ EUe-mëme avait besoin dlndnlgence. — Humboldt surnommé le « médisant ». — Lettre de Humboldt; queue d'orage. — Billet du même.— Autres lettres et billets de Humboldt — M** de Bérenger. — Les billets de Chateaubriand et ceux de Humboldt; — un brin de comparaison. — Le salon de M** de Duras ne ressemblait ni à celui de U— Récamier ; — ni à celui de M*« Swetchine : — ni à celui de M«» de Staël. — Elle se tint en dehors des coteries dévotes; — quoique désormais très pieuse. — La solitude lui faisait peur. — U— de Boigne. — Le salon de M«* de Montcalm. — Liberté, c'est notre devise. — Des coins et des groupes. — Celui de la jeunesse était présidé par la duchesse de Rauzan. — Le salon modèle, d'après Sainte-Beuve.— Le salon le plus agréable de Paris, au dire de M** de Boigne. — Les a parie, — Une réserve serait à faire 386
Chateaubriand n'est plus ministre. — Billets de lui à M** de Duras. — 6ros> sièreté du renvoi. — M"* de Duras aura-t-e)le tenu rigueur à Villèle 7 — Le cher frère à Saint-Germain. — Il jette le masque et lui révèle le fond de sa pensée. — Malgré les prières de son amie, il se vengera. — Elle essaie de réconcilier les frères ennemis. — Historiographe de France. ... 443
Lettres de M— de Duras à Rosalie, 7 juin i824 : Elle lui propose de venir passer avec elle l'été dans sa nouvelle maison de Saint-Germain. — On n'y mènera pas la vie de Paris, on s'y reposera. — Elle va attendre Rosalie dans la belle forêt. — Andilly, 24 juillet i824 : Elle est encore malade; — on ne guérit point de ce qu'elle a souffert. — Chagrin et mal physique. — Le repos n'est que du vide et de l'ennui. — Une dévotion vive consolerait; la sienne ne vaut rien puisqu'elle ne console pas. — Chateaubriand. — Bien fâchée de cette rupture. — Nulle paix n'est possible sans l'union de ces deux hommes. — Proissard. — WaHer Scott et M*« de Genlis. — L'ouvrage de Benjamin Constant sur la Religion. — Elle voudrait revoir le beau lac. — Paris, l» août 1824 ; Le manuscrit d'Edouard, — Elle presse Rosalie de venir à Paris ; — elle ne verra que ce qu'elle voudra. — M. de Serre. — M"« de Chateaubriand. — BtUet de Chateaubriand. — Lettre de Talleyrand à M"* de Duras. — Lettres et billets du cher frère. — Lettre de M-* de Duras à Rosalie, Paris, 12 octobre 1824 : La maison de Saint-Germain, c'est la campagne sans la solitude. — C'est aussi une montagne et une forêt avec une belle vue. — Croire à l'impossible a été pour elle le signe de la vieillesse. — Au village. — Billet de Humboldt. — Lettres de M** de Duras à Rosalie, Paris, 9 novembre 1824 ; Copie d'Edouard. — Elle est trop souffrante pour y travailler. — Rien n'empoisonne la vie comme ces appels continuels à la résignation et à la patience. — Quelquefois, elle pleure de désespoir. — Lord Byron. — Elle craint que ses souffrances ne marchent vers leur fin. — Paris, 29 décembre 1824 : On fait semblant d*étre raisonnable, voilà tout. — Félicie : rien n'est changé. — Clara, ange de bonté et de sincérité. — Quand on ne s'entend plus, n'esl-on pas mort l'un pour l'autre t — La campagne de Russie, par M. de Ségur. — Lettres el billets de Chateaubriand. — Lettre de M-« de Duras à Rosalie. Paris, 19 mars
i825 : Condoléances. — Par ses pensées habituelles, elle n'est jamais loin de ceux qui souffrent. — Bonstetten. — Lettres et billets de Chateaubriand À M" de Duras. — Lettre de !!■• de Duras à Rosalie, Paris, 15 mai 1825 : La grande galerie du Louvre. — Admiration et bien-être. — Rosalie jouirait beaucoup à Paris. — Elle rencontrerait quelques-uns de ses amis. — La fille de M. de Forbin épouse M. de Marcellus. — M. de Chateaubriand est pour les Grecs. — Elle ne peut lire que ce qui l'amuse. — Edouard; Vabbé du mont Saint Bernard; Olioier ou le secret ; La vie d'une femme racontée par elle-même. — Lettres et billets de Humboldt. — Lettres de Talleyrand.
— Billet du môme. — Billet de HumboldL — Lettre de M»» de Duras à Rosalie, Paris. 23 juillet 1825 : Ne pouvant se consoler, il. faut se distraire. — L'imprévoyance et la légèreté dégradent. — La force est la base de tout ce qui est bien. — Lord Byron de M"« Belloc. — Edouard imprimé à cinquante exemplaires. — Conscience timorée d'auteur. — La belle forêt est rôtie : — les daims et les chevreuils meurent dans tous les coins ; — jamais pareil été. — Lettres de ilumboldt ; — de Talleyrand ; — de Cuvier. — Lettre de M">* de Duras à Rosalie ; Saint-Germain, 30 octobre 1825 : Envoi d'Edouard.
— Prière de le lire avec indulgence. — Douleurs au sein qui Tinquiètent beaucoup. — Lettre écrite en deux fois ; impossible d'écrire une ligne pendant dix jours. — Elle regrette la forêt : — délice de s'y promener pendant ces grands vents d'orage. — Lettres de Talleyrand ; — du duc de Doudeauville : — du duc de Lévis ; — de Bertin ; — de la princesse Louise de Prusse ; — de Nina ; — de M-» de Clédat, sur Edouard. — Chateaubriand chee M*« de Duras, malade. — Il lui demande d'écrire à Rosalie pour lui indiquer une petite maison à louer. — M"* de Duras eût fait Timpossible. — Sa lettre est très courte ; elle s'y reprit à plusieurs reprises, pendant quatre jours: — effort infiniment touchant — Paris, 26 février- 2 mars 1825 : Elle annonce la prochaine arrivée à Lausanne de M. et M"« de Chateaubriand. — Combien elle aimerait à passer son été avec eux trois, sur les bords du beau lac ! — La force lui manque pour tout : elle a trop souffert. — Paris, 3 avril 1826 : M"* de Chateaubriand lui remettra cette lettre. — Touchante recommandation. — Billets de Chateaubriand. — Lettre de M" de Duras à Rosalie : M. et M"« de Chateaubriand. — Elle est toujours bien malade. — Cesser de vivre, sans mourir t — 23 mai 1826 : Défauts de M. de Chateaubriand. — Elle est plus mal que jamais. — La mort approche à grands pas. — Elle ne rechargera pas son fagot. — 7 juin 1826 : M. de Chateaubriand ne la croira malade que quand elle sera morte. — Paroles d'amertume. — Elles se reverront ailleurs. — Sa tête se prend ; elle ne peut plus écrire. — Lettre de Chateaubriand à M** de Duras, Lausanne, 12 juin 1826. •— Lettres de Humboldt: M"* de Bérenger [Pauline] se meurt ; elle parle sans cesse de M-* de Duras. — 2G juin 1826 : Il vient de la conduire à sa dernière demeure. — Quelle solitude pour sa fille Elisabeth. — Lettre de Talleyrand. — Lettre de M"* de Duras à Rosalie, Enghien, 31 juillet 1826 : Elle est dans un trop triste état pour mériter des reproches. — C'est peut-être l'hypocondrie à son plus haut degré. — Elle pleure toute la journée comme un enfant. — Pourquoi lui parler en énigmes de M. et M*» de Chateaubriand? — Elle veut savoir la vérité ; — ce sont des sauvages. ~ Mourir sur le grand chemin ! Il est probable qu'elle finira par là. — Chateaubriand l'a souvent affligée. — La Religion seule donne la perfection du caractère à ceux que le talent ou le génie dominent. — Réflexions sur cette lettre. — Chateaubriand, ami fidèle et dévoué. — Les visites à la chère malade. — La solitude était bonne à elle et à lui. — La maladie de M" de Duras se révèle dans toute sa gravité ; demi-paralysie.
— Lettre de M"« Swetchine. — Rapprochement curieux. — Lettre de M»» de Duras à Rosalie, Saint-Germain, 7 septembre 1826 : Un oubli de M. de Cha-
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teaubriand. — Le public en Jouit plus que ses amis. — EUe est atteinte dans toutes ses occupations et dans tous ses plaisirs. — Elle mettra cinq ou six Jours à écrire cette lettre. — Le 10 septembre : Oh ! se revoir 1 — Rosalie ne verrait que l'ombre de cette Claire qu'elle a aimé. — Ne vautil pas mieux rester avec le moi du passé? — Nouvel oubli de M. de Chateaubriand ; — le tien ne compte pas pour lui ; — il faut Taimer quand même. — Toutes les personnes qui l'ont aimé ont été malheureuses, quoiqu'il ait beaucoup de bonté. — Sévérité de ce jugement. ^ Circonstances atténuantes. — Formé depuis longtemps, ce jugement n'attendait qu'une occasion pour se produire. — Il ne sera pas réformé. — Lettres de Humboldt : PosUlam. S9 novembre 1836 ; — Weimar, 13 décembre 18Î6. — Lettres de Chateaubriand à Rosalie sur M** de Duras. — Ses dernières lettres; — elles lui font honneur. — Lettre de M** de Duras à Rosalie. Bourbon ne. le 3 juillet 1837 : Elle a grondé M. de Chateaubriand. — Elles vont se revoir à Lausanne. — Itinéraire. — Pélicie est avec elle ... 446
Lettres de Chateaubriand à M «• de Duras. — Rosalie écrit à son frère qu'elle a revu M** de Duras. — Lettre de If"* de Duras à Rosalie, Domo d'Ossoia, 19 apùt 1827 : Elle passerait doucement auprès de son amie ses derniers jours. — La magnifique route du Simplon. — Tout le monde un Jour rendra Justice au génie qqi a exécuté une telle merveille. — Une colonne, emblème du sort de Bonaparte. — Lettre de Chateaubriand à U— de Duras. Paris, 30 aot^t 1827. — if-^ de Duras à Rosalie, Nice, 86 octobre 1827 : Pluie à verse et vent de tempête depuis qu'elle est à Nice. — Elle passe ses journées sur un canapé, sans pouvoir ouvrir les yeux. — Pélicie avait promis d'écrire à Rosalie et ne l'a pas fait. — Mort, à 90 ans, de sa nièce Césarine, qui l'avait soignée tout l'hiver. — Que de façons de mourir avant la vraie mort. — Clara va bientôt arriver. — M. et M"^ de la Tour du Pin sont venus passer douze jours avec elle ; — Joie de les revoir. — En venant auprès de sa « chère Claire », M*« de La Tour du Pin avait réalisé un vœu exprimé dans Edouard. — Lettre de M ■• de Duras à Rosalie, Nice, 2 novembre 1827 : Elle ne fait aucun progrès en bien ; elle en fait de lents en mal. — Clara est arrivée avec ses trois enfants. -> Pélicie a plus de calme, et cela lui faisait du bien . — Chaque jour elle devient plus triste et plus insociable. — Elle se reproche la fatigue de Clara. — Elle conçoit tout le goût de Chateaubriand pour M** de Cottens 505
Dernier billet de M"* de Duras à Chateaubriand, Nice, 14 novemt>re 18â7 : Elle lui envoie un laurier grimpant à fleurs rouges. — Elle languit sur son canapé. — Elle rêve au passé ; il lui semble qu'elle lit des Mémoires ou regarde un spectacle. — Dernière lettre de M"* de Duras à Rosalie, Nice, S-7 décembre 1827 : La mort d'Auguste de Staèl. — Grande peine et grande piUé. — 11 n'était pas heureux. -> Il est mort à la peine. — Albertine aura été bien malheureuse. — Quel temps I II vous passe sur la tête de gros nuages noirs, pleins de neige. — EUe aimerait mieux un pied de neige sur la terre que ce faux beau temps. — Elles passeront ensemble l'hiver pro> cfaain. — Hélas ! des projets ! — Le silence est le seul plaisir qui lui reste. — Le politique occupe exclusivement M. de Chateaubriand; — M** de Chateaubriand est malade. — Sa tête et son cou sont tout raides ; — quel supplice I — Posséder ses facultés et n'en pouvoir faire usage, c'est pire que de les avoir perdues. — Clara s^amuse un peu ; — sa mère lui a fait assez de mal 512
Subite aggravation de la maladie. — M"* de Duras comprend que la fin ne saurait tarder. — Testament ; — Codicille en faveur de Chateaubriand. — Souffrances atroces ; — elle s'applique de tout son cœur k souffrir pieusement. — Dernière lettre de Chateaubriand à M«« de Duras : Paris, le 26 décembre 1821. ~ Rêveries de M»* de Duras, à propos de cette lettre. . 514
Lettres de Clara, duchesse de Rauzan et de Pélicie, comtesse de La Rochefaquelein, à Rosalie de Constant, pour lui annoncer la mort de leur mère. — Réflexions sur ces deux lettres 518
SPIL06UE
Lettre de Valéry à Rosalie de Constant. — Lettre de Clara, à la même. — Chateaubriand nommé ambassadeur à Rome. — En traversant Nice, il se souvient de M"« de Duras ; — « Noble Clara, ton nom s'efface et le monde t'oublie. » — Lui se souvient encore de la chère sœur dans son dernier livre, la Vie de Rancé. — Les Mémoires d' Outrer tombe ne permettront pas que s'efface lé nom de la duchesse de Duras. — Un med culpd attendri, et trop Justifié. — Il se fait relire ce passage de ses Mémoires à la fin de sa vie 523
I. — Lettres de M"* Swetchine à M"* Swistounof, à la comtesse de Nesselrode, au comte d'Esgrigny, à M. Moreau, au père Gagarin, à M. de Montalemberty à M** de B., à M. de Tocqueville, à la comtesse de Mesnard. 529
IL — Les châteaux de Duras et de Rauzan 534
ÉVRBUX, IMPRIMERIE CH. HfcRISSEY, PAOL HÈRISSET, SUCC