‹ La Duchesse de Fallary (1697-1782), d'après des documents inéditsChapitre 7 sur 92 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l'expérience, leur science avec du goût, le choix de ses relations n'était pas excessivement heureux. La mère suivant les conseils du président de Tencin et la fille ceux de la religieuse de Montfleury qui avait fait les trois vœux de clôture, de pauvreté et de chasteté avec la ferme résolution de n'en observer aucun, c'était,. il faut le reconnaître, une morale un peu tolérante chez une éducalrice (0. Semblables leçons prises à Técole de la vie furent, pour Marie-Thérèse d'Haraucourt, l'huile mise sur le feu de son imagination: toutes les spirituelles galanteries et les sceptiques conversations entendues au salonparloir de Montfleury, dans la société des Tencin, irritèrent ses curiosités et présidèrent à son existence future, mais elle eut l'énergie ou le talent de contenir son impatience jusqu'au mariage. En touchant ce port désiré, elle ne trouva ni la félicité de Tàme ni la communion du cœur, elle y rencontra l'excuse vivante de ses fautes, son époux : François Gorge d'Entraigues, duc de Falary.

Présenter la cause du mari, c'est prononcer d'avance l'acquittement de la femme.

(1) Edmond et Jules de Goncourt : La Femme au XV m* siècle, Paris, 1877. — Victor da Bled : La Société française^ 5* série.

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