CHAPITRE XII. m
et armes de la maison d'Haraucourt, suivant le désir formulé dans le testament de ses oncles.
Le généalogiste Chérin fut chargé de l'enquête et son rapport à M. de Malesherbes vaut la peine d'être cité (M :
« Il passe pour constant que l'ancienne et illustre maison d'Haraucourt, Tune des quatre de l'ancienne chevalerie de Lorraine, est éteinte. Le P. dom Calmet, si instruit de l'histoire de celles de ce duché, l'assure positivement. C'est sans doute dans cette persuasion que M. le comte du Chatelet, chevalier des ordres du roi, arrière-petit-fils de Louise-Elisabeth d'Haraucourt. de la branche de Ghamblay, ajoute à son nom celui d'Haraucourt. Une autre branche de cette maison, connue sous la dénomination de seigneurs de Faulquemont, s'est éteinte au commencement de ce siècle dans celle de Thiard de Bissy, qui ne paraît pas avoir formé de pnHention à ce sujet (2).
« Il est douteux que le marquis d'Haraucourt, qui avait épousé la sœur du grand-père de M. le vicomte de la Blache, soit de la maison d'Ha-
(1) Bibliothèque nationale, ms, Chérin, 76.
(2) Les quatre Grands-Chevaux de Lorraine étaient les d'Haraucourt, Lénoncourt, du Chatelet et Ligniville Cette dernière famille seule est encore représentée aujourd'hui.
raucourt en Lorraine. On trouve sur ce marquis d'Haraucourt, à la marge d'une généalogie de la maison de Falcoz de la Blache qui est au Cabinet de TOrdre du Saint-Esprit, la note suivante : Aventurier qui avait fait sa fortune auprès de M™* Christine de France, duchesse de Savoie.
« On apprend d'ailleurs qu'il était établi au Bugey et qu'il y mourut en 1706, âgé de près de quatre-vingts ans, et qu'il laissa une fille nommée Marie-Thérèse, laquelle fut mariée en 1715 à Pierre-François Gorge d'Entraigue, depuis duc de Fallari dans l'état ecclésiastique, et assista en qualité de cousine germaine au contrat de mariage du père de M. le vicomte de la Blache. de l'année 1738. C'est M'"Ma duchesse de Fallaris d'aujourd'hui. »
« Ce serait une témérité et peut-être faire une injustice de donner une confiance sans bornes à cette note, mais comme l'assertion qu'elle contient est favorisée par le silence de tous les auteurs que l'on connaît qui ont traité la généalogie de la maison d'Haraucourt en Lorraine, elle peut autoriser une juste défiance. D'ailleurs, on est en droit d'exiger de M. de la Blache la preuve que son grand-oncle était de cette maison. Cependant, on observe qu'on ne