CHAPITRE XII
per que sur le nom de la Blache, celui de d Haraucourt ne devant être considéré que comme un surnom quHl avait pris pour distinguer la branche cadette de sa maison (*).
Il était donc bien établi que ce titre de marquis d' Haraucourt n'appartenait pas plus au marquis de la Blache.... qu'au premier gentilhomme qui Tavait porté.
Les la Blache, officiers distingués et cavaliers émériles, n'attachaient pas leurs chevaux avec des licols lamés d'or. Malgré son indolente placidité, le vieux marquis retrouvait de l'énergie lorsqu'il s'agissait d'amener un renfort, même léger, à sa fortune déjà fort belle. En 1771, on le voit qui réclame au marquis de Marigny une somme de 5,302 livres que son père devait à Pàris-Duverney dont lui', la Blache, était petit-neveu par alliance, par conséquent héritier; réclamation qui stupéfia Marigny, certain de n'avoir aucune dette paternelle à payer (2). L'empressement mis à exiger ce qui est dû n'est surpassé que par la résistance déployée à payer ce qu'on doit. Le comte
(1) Archives du Ministère de la guerre. Cette affirmation n'est pas exacte, puisque VAlmanach royal, à partir de 1784, ne l'indique que comme marquis d*Haraucourt»
(2) Archives nationales, 0* 1252.
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de la BInclie, fils aîné du marquis, en est la preuve. Lorsqu'il fut en possession de la succession de Duverney, il prit la résolution de tourner le dos à tout créancier qui se présenterait. Malheureusement, celte fois le créancier était Beaumarchais, qui réclamait la modeste somn)e de 15,000 livres, laquelle, disait-iU restait des affaires traitées entre lui et le financier drfunt.
La Blache fit la sourde oreille, et, dès ce moment, pt^ndant des années, se vit cribler de traits dans des factums que lança contre lui le malicieux auteur. Celui-ci montra au public la coniJuite de son adversaire :
« Un des fidèles valets du mourant (Duverney) répondit de l'intérieur : Eh! mon Dieu!
c'est M. de la Blache qui le tourmentera jusqu'au tiernier moment; il voudrait encore lui taire signer quelque chose, il a peur de n'en jamais avoir assez. »
Le comte de la Blache suivait auprès de Duverney la même tactique que son frère le vicomte auprès des d'Haraucourt. Elle fut heureuse pour chacun.
« M. Duverney nous a aimés tous deux, continuait l'écrivain, Tun austèrement, l'autre avec faiblesse, moi comme homme et vous