LA DUCHESSE DE MONTEM AYOK
PALAMOS.
A ce moment, je vois passer des femmes qu’un groupe de jeunes gens poursuivait comme pour s’emparer d’elles, jugez de mon étonnement : je reconnais la duchesse et Inès qui criait : « Mais où donc est la voiture?...» et qui appelait le cocher.
ASPINVAL.
PALAMOS.
Oui... par là! je n’aurais pas voulu qu’elle me vît, mais * comment no pas la défendre? malheureusement je n’avais pas d’arme, et ces drôles étaient armés. Qu’importe! je me jette entre eux et madame de Montemayor, on me renverse, je ne vois plus rien, mais j’entends des voix : « Attendez-nous donc, messieurs do SaintAjermain I » Je peux me relever et je vois accourir des gardes du corps, M. de Lubbert, Dumesnil et un troisième... que je ne connais paî, mais brave... et charmant I...
ASPINVAL, h loi-même.
Toujours le môme !
PALAMOS.
Ils fondent sur les jeunes gens malgré le nombre,.. La duchesse avait disparu; moi, j’enrage, pas d’armes! pas d’armes ! pas d’armes! pas une épée, un bâton... j’avais perdu ma cravache...
Bruit d’épées et de paroles venant dn bas de la terrasse. Palamos et As-
pinval se penchent pour en connaître la cause. — Rumeurs de divers
côtés. Au fond, personnages de la fête attirés par le bruit.
PALAMOS, penché sur la balustrade.
Ah! ah! ce sont mes gardes du corps avec ces drôles...
ASPINVAL.
En voilà d’autres! ça s’échauffe.
PALAMOS, avec un cri.
Ah ! une épée à terre ! Atlendez-moi ! attendez ! je veux en être !
Il saute par-dessus la balustrade et disparait.