ACTE PREMIER
la duchesse... toujours! Il n’y a que l’amour pour faire ces éternelles rencontres I... On se rencontre partout, sans cesse! jusqu’à ce qu’on ne se quitte plus, et alors... (voyant
apparaître dans ] obscurité d’un bosquet la duchesse, qu'luès empêche d’avancer.} Mais, c’est elle!... ne la voyons pas... s’il lui faut un aide... je serai là!
Il se penche de nouveau sur la terrasse, d’où montent d'autres cris, mais il se redresse aussitôt et l’on voit arriver par lit Dumesnil ému, en même temps qu’arrivent du fond Saint-Paul et plusieurs gardos du corps.
DUMESNIL
Messieurs, un des nôtres vient, d’être blessé...
SAINT-PAUL et plusieurs.
Qui donc?
DUMESNIL
M. de Clavière!
LA DUCHESSE, à voix basse et avec effroi.
Luil
Aspinval l’observe.
CLAVIÈRE, entrant avec de Lubbert et d’autres.
Rassurez-vous, ce n’est rien, me£ amis!
Ou s’empresse autour de lui.
•< PALAMOS, entrant.
• Brave jeune homme! c’est pour moi qu’il l’a reçue, celte blessure; le coup m’était adressé.
DE LUBBERT
C’est vrai !
PALAMOS.
Je lui dois peut-être la vie !
* CLAVIÈRE, avec effort.
Maintenant que justice est faite, messieurs, entrons au château.
DE LUBBERT
C’est l’heure du banquet 1
PALAMOS, h part.
A propos, il faut que je lui demande son nom, à mon sauveur !
Il se dirige vers Clavière, mais à co moment la duchesse près de qui il se trouve sans la voir, appelle h voix basse :
Monsieur de Palamos 1
' .PALAMOS, se retournant.
Vous, madame!
Chut! veuillez m’aider à retrouver ma voilure 1
PALAMOS,
Madame! (Avec embarras après avoir jeté un regard du cdlé de Clavière.) Allons! je suis à vos ordres, madame!
Il disparait avec la duchesse et Inès.
ASPINVAL, a part, regardant s’éloigner la duchesso.
Ce cri! cet effroi! et lant d’imprudence!... ce n’est pas un caprice. C’est quelque ancien amour, une grande passion... Oui, mais pourquoi voulait-elle m’enrichir?
Nouvelles fanfares.