‹ La duchesse de Montemayor drame en cinq actesChapitre 29 sur 87 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE DUC, pais ASPINVAL.

LE DUC, un instant seul.

•Je vais enfin connaître la vérité, comme j’ai lo droit de l’attendre d’un homme qui doit m’être vendu maintenant corps et âme; et si co que je redoute est vrai, si je retrouve, entre la duchesse et moi, celui dont le souvenir a toujours troublé ma vie... (Voyant entrer d’Aspinral.) Ah! bonjour, cher comte !

' ASPINVAL.

Je suis heureux, monsieur le duc, d’être un des premiers à vous féliciter sur l’accueil flatteur que vous avez, dit-on, reçu à Madrid.

le nue.

Je vous remercie, comte. Le roi, en effet, m’a fait entendre que je le représenterais bientôt à Paris, et vous pouvez en faire pressentir la nouvelle. Mais pour vous, rien que d’heureux, j’espère, n’est advenu pendant mon absence?

ASPINVAL.

Ah! grâce à vous, monsieur le duc. En attendant l’emploi que votre protection me destine, je ne compto les jours

3 ue par les fêtes et les plaisirs; ce qui est un noviciat assez oux.

LE DUC

Sans compter le jeu, bien entendu!

ASPINVAL.

Non pas, en le comptant, car je gagne à me donner envie de jeter une bague à la mer...

LE DUC

Si la mer était ici!... Alors, je vous félicite à mon tour. Mais, à propos de fêtes, les journaux font grand bruit de celle d’avant-hier, à Saint-Germain!... Vous y étiez, n’estce pas ?

ASPINVAL.

Oui, et c’était magnifique. De la musique au loin, des fleurs partout, un banquet vraiment royal, *• et co qui vaut mieux, des femmes charmantes.

LE DUC

Il y a même eu scandale, je crois ?

ASPINVAL.

Oh ! un enfantillage. Des jeunes gens qui s’étaient entendus

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