L’É VEILLEUR
Non, voilà trente-cinq ans que j’éveille, et voilà pourquoi on m’appelle l’ÉveilIeur.
LE SERGENT
Vous aviez donc obtenu un congé, cette nuit, qu’on vous a trouvé endormi dans un ruisseau?
l’éveilleur.
levais vous dire : étant sujet quelquefois à m’endormir aussi, je paie nn homme pour m’éveiller en me pinçant. J’ai donc un souS-éveilleur à qui je donne deux liards toutes les fois qu’il me pince. Il parait que cette nuit mon commis s’est endormi à son tour, et comme il n’a s«ms doute personne pour le réveiller, lui...
Riheyron sort du" corps-de- garde.
LE SERGENT, k l’agent.
Allons, je crois que vous pouvez entrer. L’Éveilleur achèvera sans doute la nuit au violon., et au jour, on l’éveillera... pour...
l’éveilleur.
Qui ça, c’te fois-ci? le gouvernement? quel honneur! Décidément je renverrai mon commis, (il entre au-corps-degarde avec l’agent. Le sergent y entre après eux.)