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en Allemagne, ne fût-ce que pour une certaine période, à la journée de dix heures, elles obligeraient la France comme la Belgique, l'Angleterre et les autres nations à supprimer la journée de huit heures. Les organisations seraient peut-être impuissantes à l'empêcher et les efforts dépensés nationalement et internationalement pendant des dizaines d’années pour l'obtention de cette revendication seraient perdus en même temps qu'un discrédit immense rejaillirait sur l’Internationale syndicale et détruirait toute son autorité morale dans l'avenir.
» Pour ces raisons, vitales pour l'Internationale elle-même, la délégation française, et plus particulièrement la Fédération française des métaux, par la voix d’un de ses secrétaires, ‘le
camarade A. Merrheim, demande :
« 19 À la délégation allemande de faire publier dans tous té organes corporatifs allemands et, si possible, dans le Vorwaerts, la présente déclaration ; 1er
» 20 Au premier Congrès Syndical international de déclarer
qu'il est de l’absolu devoir des organisations allemandes et de
tous leurs mandataires de s’ opposer, au besoin par la grève,
au rétablissement de la journée de dix heures dans n "importe quelle partie de l’industrie allemande : ;
» 39 De décider que cette déclaration sera intégralement publiée dans le premier numéro de l'organe officiel de l’Internationale Syndicale. |
» La délégation française croit, en outre, nécessaire d’ajouter qu'il serait d’une haute portée morale pour tous et pour les organisations françaises qui ont la difficile tâche, en France, de
défendre les travailleurs allemands, que cette déclaration ou