LES FORCES CÉLESTES EN ACTION
Quand on considère l'harmonie universelle de la nature, la dépendance mutuelle de ses diverses parties et l'action réciproque et continue des atômes entre eux et de chacun d'eux sur l’ensemble, il devient évident que tout cela ne résulte pas d’un accident ni du hasard. Il n’y a point de place dans l’économie divine, infinie comme elle l'est, pour autre chose que le grand enchaînement des ellets aux causes, manifestation de la vie divine Une, que les hommes ont nommée Providence. Tous les accidents apparents sont les réactions d'idées antérieurement formulées, tous les éléments fortuits sont le résultat naturel et légitime de forces éternellement actives, mises en mouvement, suivant les lois internes de la vie: et leurs manifestations extérieu-
res, si étranges qu’elles semblent être, sont les produits
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légitimes vibrant à l’existance objective sur l'arc du pendule colossal des effets et des causes.
Rien n'arrive sans cause, rien ne se manifeste sans effet, en sorte que rien ne peut exister sans remplir le but déterminé dans le divin plan de création. C’est pourquoi tout ce qui est bien est conforme à la loi, selon le fiat créateur, et dépend de la providence de Dieu.
Le premier pas d’un métaphysicien est aussi le dernier, savoir, une négation’ du fait objectif. L'erreur fondamentale, source de toutes les erreurs subséquentes, consiste dans la négation de la réalité de toute manifestation physique sur le plan de l’éxistence physique. Il y à une immense différence entre la manifestation physique et la causalité physique, car la causalité physique est analogue à une vérité abstraite ou métaphysique, quand on considère que la nature physique, qui se constitue, pour nous, des phénomènes objectifs, n’est que le reflet de causes subjectives, différenciées à la fois dans leur qualité et leur degré. Mais l’expression n’est qu’un des très-grands faits de la vie évolutive et, pour comprendre ce phénomène, que ce soit une rose pleinement épanouie ou la peine et la souffrance causées par la maladie, il nous faut d’abord reconnaître sa réalité physique objective sur son propre
plan de manifestation, c’est-à-dire sur le plan des appa-
rences cristallisées et le champ où nous sommes forcés
d'exercer nos diverses fonctions, en tant que mortels incarnés.
C'est une chose réelle, quelque transitoire et irréelle qu elle puisse être, vue du plan intérieur de l’'Ame.
En règle générale, (à quelques importantes exceptions près), les médecins du mental ignorent ou confondent les deux plans d'action récipoque et de rapport mutuel de l’objectif et du subjectif. Pour plus de sûreté, ils affirment que « tout est bien », que « le mal n’existe pas », que «leur confiance est dans le Seigneur », que « la vérité vous affranchira », etc., etc., et comme cela à l'infini, mais quatrevingt-dix-neuf fois sur cent, ils ignorent aveuglément l'esprit des mots qu’ils emploient dans cette Kabbalah verbale, de même que le pauvre paysan Irlandais marmonant son chapelet dans un latin affreusement mutilé.
Examinons avec soin ces diverses propositions : « Le mal n'existe pas ». C’est vrai, mais, si c’est vrai, alors le bien n'existe pas non plus. Pourquoi? parce que nous ne pouvons pas séparer la connaissance de l’un de la connaissance de l’autre; ce sont des termes purement relatifs et qui, séparément, n’ont aucune existence, Ce sont deux relations réciproques, deux pôles opposés; et, lorsque le mal cesse d’être, le bien retourne également au non-être.
« Tout est bien ». C’est égalemennt vrai; mais est-ce que
le véritable sens de cette proposition est pleinement réalisé?
D nan - ; p F1 —