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LE TRAITEMENT DES MALADIES

Nous approchons maintenant du grand arcane de cette ‘branche de la Dynamique Céleste, savoir : le traitement des maladies, et c’est pourquoi il importe d’éviter toute mauvaise interprétation sur ce sujet tout-à-fait vital.

En premier lieu, le disciple doit comprendre que ni la raison ni l'expérience humaine ne permettent de supposer que chacun peut devenir médecin. Sur ce même sujet, Saint Paul s'exprime sagement en ces termes : « Or, « je ne voudrais pas vous laisser ignorer ce qui est des « dons spirituels. » (I. Cor. XII, 1).

Telle est exactement notre position. Nous ne voudrions pas laisser ignorer au disciple que, relativement, un érès-petit nombre possède les qualités nécessaires pour pratiquer avec succès « l'art divin de guérir ». Les dons spirituels

dont 1l est question ici sont les facultés de l’Ame, telles

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qu’elles se manifestent dans les états magnétiques de l'organisme humain. En réalité ce sont des attributs, mais ce sont des dons en vertu de cette loi, que le possesseur de ces facultés doit en rendre compte dans le monde à venir, proportionnellement aux obligations qu'il a vis-à-vis de l’humanité. Au neuvième verset du chapitre déjà cité, on lit : « À l’un la foi par le même esprit, à un autre la faculté de guérir par le même esprit ». On observera que la foi et la faculté de guérir sont des attributs jumeaux, et qu’en conséquence on les mentionne comme complémentaires l’un de l’autre. C’est aussi naturel en Dynamique Céleste qu'en art le vert et le rouge. Ceux qui possèdent la puissance possèdent toujours la foi, l’un ne saurait exister sans l’autre, ce

sont des pôles opposés qui tendent métaphysiquement à se

manifester comme cause et effet.

La cause de la foi est la puissance d’agur, la foi est l'effet de la faculté interne. Mais il ne faut pas confondre

la foi et l'imagination. Des natures impressionnables peu-

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vent croire et imaginer toutes choses, et n'avoir cependant

aucune base réelle; et s’imaginer que tous ceux qui étudient la science mentale sont capables de guérir est pres-

qu’aussi absurde que de croire que tout le monde est apte

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à devenir artiste, musicien, ingénieur ou philosophe. Et

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pourtant, malgré l’évidence de cette absurdité, la première

chose presque qu'on demande à un « savant » (?) après

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une instruction préliminaire, c’est de « traiter » un malade. On pourrait tout aussi bien dire à un homme, qui à tout juste appris les noms et les combinaisons des différentes couleurs, de peindre un tableau, avant d'avoir étudié les premiers principes de l’art, ou les éléments du dessin, des ombres, etc., pour ne pas mentionner l'arrière plan, le premier plan, la distance moyenne, etc, connus seulement des artistes actuels, On s’imagine aisément le résultat. Pourquoi ne pas appliquer ceci au métaphysicien novice? C’est encore plus juste que dans le cas de l’art. Evidemment, s’il possède un talent réel, naturel, le novice pourra nous étonner par une production

inattendue dans l’un ou l’autre cas, mais s’il y à insuccès,

ce qui est le plus probable, l'artiste amateur peut jeter son

ébauche avortée, sans grande perte, mais le mauvais ouvrage de l’opérateur mental durera à travers les âges, car il a fait usage des forces vitales de la vie même, et les vibrations qu'il a, Consciemment ou non, mises en mouvement s’étendront aussi loin que l’univers et continueront de produire tel ou tel fruit. Si ce fruit consiste dans les reflets corrompus de l'ignorance grossière, 1l a fait d'autant regresser l'humanité; c'est un bâton dans les roues du proorès, et tôt ou tard, le tort sera redressé. (Verbum Sap.) Presque chacun, peut-être, peut arriver à se soigner

soi-même, cest-à-dire tous ceux qui possèdent une intelli-

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