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SAVON

d*huile où se produit Tétalement, — le centre d'étalement : les flèches indiquent, sur la figure, la directioH des mouvements que provoque, à l'intérieur de la goutte d'huile, l'étalement du savon en O. — Les particules qui, de l'intérieur de la goutte, affluent vers O, déterminent en O une expansion, quelque chose d'analogue à la formation d'un

pseudopode .

^ -^ ^ ,^ On peut suppo-

ser que ce que nous venons de décrire pour une goutte sphérique se produit à l'extrémité du pseudopode d'une amibe.

Si on répète cette expérience avec une goutte d'huile dont le poids spécifique a été rendu égal à celui de l'eau (en mélangeant du chloroforme à Thuile), on peut montrer que cette formation d'un pseudopode est accompagnée d un « mouvement volontaire » de la goutte dans la direction du pseudopode. Il faut, pour obtenir ce résultat, plonger la goutte d'huile sous l'eau. Si on approche alors de la goutte un tube capillaire rempli de carbonate de soude, il se produit un étalement de savon à la surface de la goutte d'huile, il y a formation d'un pseudopode dirigé vers Torifice du tube capillaire, et la goutte tout entière peut s'en rapprocher d'un millimètre ou plus. Ce mouvement de

FiG. 9 (d'après Butschli). — Courants qui se produisent dans une goutte d'iiuile et dans l'eau lorsqu'une solution de savon s'étale à la limite de l'huile et de l'eau.

Imbert a émis l'hypothèse suivante sur la contractioa des fibres musculaires lisses (1)» Il admet que « rexcitation » qui provoque la contraction détermine ime augmentation de la tension superficielle entre les fibrilles et le liquide qui les entoure. Ces fibrilles sont des cyhndres longs et minces : toute augmentation de la tension superficielle doit donc tendre à les rendre plus sphériques, autrement dit, plus épaisses et plus courtes ; or, c'est en effet ce changement de forme qui se produit lors de la contraction mus* culaire. Mais on ne voit pas pourquoi il ne se produit pas sous la seule infiuence de la tension superficielle et sans qu'intervienne l'excitation. Imbert essaye de sortir de cette difficulté en admettant que les fibres musculaires lisses ne sa contractent que lorsqu'elles ont été d'abord tendues ; il suppose que leur disposition et leur mode de fixation dans le corps sont de nature à réaliser facilement cette condition.

Bernstein a débarrassé cette hypothèse de quelques*-uns de ses points faibles (2). L'énergie de tension à la limite dé deux milieux est égale au produit de la tension superficielle par la surface. Le travail que cette énergie fournit lors d'une diminution de la surface, est mesuré par le produit de la tension superficielle par la diminution de la surfaee. Il résulte de là que l'énergie de tension ne peut fournir un travail notable que si la diminution de la surface est très grande (étant donné que la tension superficielle est toujours relativement faible). Bernstein conclut de là, — avec raison, — qu'il ne suffit pas d^envisager, comme le fait Imbert, la surface des fibrilles : il prouve par le calcul que la surface totale ainsi obtenue est insuffisante pour rendre oompte du travail fourni effectivement par le muscle. Bernstein admet, en conséquence, que chaque fibrille se compose d^une série de très petits ellipsoïdes, ayant leur grand axe orienté

(1) Imbert, Arch. de Physiologie, 6* série, t. IX, p. 289j 1897.

(2) Bernstein, P/ïugers Archiv, vol. LXXXV, p. 271, 1901.

superficielle qui paraît fournir le travail de précipitation, rhypothèse de Hermaim expliquerait d'une façon vraisemblable comment Ténergic de tension peut fournir le travail qui se produit lors du raccourcissement du muscle»

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