LE SOMMEIL PATHOLOGIQUE
ration du sommeil physiologique. fl en a la même nature et ne s’en distingue que par des caractères spéciaux qui lui donnent sa physionomie propre : durée, soudaineté, profondeur, réapparition fréquente par exemple.
; L'hypersomnie est un sommeil morbide profond, apparaissant sous des formes«plus ou moins atténuées et - présentant tous les intermédiaires qui la séparent du sommeil normal. Lhermitte en établit plusieurs degrés :
La tendance au sommeil n’est pas une hypersomnie
vraie, elle peut d’ailleurs s'accompagner d'hyposomnie, elle existe chez des sujets qui ont une tendance marquée à s'endormir mais que cet assoupissement ne délasse pas et qui s’éveillent au moindre bruit.
La somnolence est un état dans lequel la conscience est conservée quoique obscurcie « c’est cet état indécis entre la veille et le sommeil » (Gelineau).
ple consiste en ce fait que-la durée t augmentée en même temps arateur, est au contraire
L'hypersomnie sim
du sommeil. est réellemen
que ce sommeil, loin d’être répa ; déprimant.… :
La narcolepsie est d'hypersomnie profonde,
et laissant le sujet en dehors de ces
une
prolongée
. procédant par crises __ crises dans un état pychique normal. Elle n’est pas
Le sommeil pathologique n’est à vrai dire que l’exagé-. ..
entité, elle est un symptôme. Son mécanisme est celui du sommeil normal. Les fonctions générales de l’organisme sont ralenties. Un caractère particulier réside dans la soudaineté de l’accès de sommeil contre lequel le sujet cherche, souvent en vain, à se défendre. Et au réveil
+ provoqué ou survenu spontanément il ne tarde pas à y
avoir de nouveau endormissement.
La léthargie est! un sommeil profond et continuel dans lequel le malade parle quand on le réveille, mais ne sait ce qu ‘il dit, oublie ce qu'il a dit et retombe promptement dans son premier état.
Quand au coma il n’a plus rien de commun avec le sommeil. \
Enfin l'insomnie fait partie E troubles pathologiques du sommeil. 4
Ce sommeil pathologique se roue dans toute une série d’affections : tumeurs, intracraniennes, infections, intoxications exogènes ou endogènes, traumatismes craniens etc... au cours desquels Salmon’a attribué un rôle à la sécrétion hypophysaire.
« IT faut reconnaître, dit Pieron, sans aller aussi loin que À. Salmon, que la somnolence, la tendance au som’ meil prolongé font partie des signes cliniques des tumeurs pituitaires et de l’hyperhypophÿsie. »
\ Peut être serait-il plus juste de dire de la « dyshypophysie ».
Voyons par l'examen des faits comment se comporte l’hypophyse quand il y a sommeil pathologique.