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LES FAITS

Cn observe l'hypersomnie : (x)

1) Dans les tumeurs de l’hypophyse, avec ou sans acromégalie, de même que dans des cas de compression de la glande.

Harris et Graham ont cité des cas de tumeur hypophy-

saire avec hypersomnie qui disparut d’ailleurs après l'hy-

pophysectomie pour réapparaître quelque temps après,

avec la réapparition de la tumeur glandulaire.

Dans les abcès du cerveau et dans les tumeurs intracraniennes à localisation variable, en dehors de la base, (Janet, Stannens, Raymond, etc.). Dans ces cas il est vrai

on ne signale pas de modifications de l’hypophyse, mais

aucun auteur n’a systématiquement examiné l’hypophyse à ce point de vue. Seuls Mailhard et Milhit, dans un cas de sarcome du lobe temporo sphénoïdal gauche accompagné d'hypersomnie véritable, parlent de l'intégrité macroscopique de la glande ; mais ils ne disent rien de son examen histologique.

Et d’ailleurs la proportion de ces cas où a figuré une hypersomnie véritable n’est pas considérable dans les sta-

(1) Dans ce chapitre nous nous sommes conformé à l'Exposé de Salmon (La Fonction du Sommeil) que nous avons augmenté des renseignements que nous avons pu trouver dans la littérature médicale. : ÿ :

tistiques. Schuster sur 775 cas relevés a bien trouvé 50 à 70-pour 100 de «troubles psychiques avec phénomènes de lorpeur et de somnolence plus où moins comateuse pour des localisations quelconques, lesquels troubles n'auraient jamais manqué dans les localisations portant sur la base du cerveau ». Mais ce n’est déjà plus là du sommeil : le coma et ses formes plus ou moins atténuées ne sauraient être confondues avec l’hypersomnie.

Soca lui même se montre plus difficile. En dépouillant 900 observations de tumeurs cérébrales dont un peu plus de 700 furent retenues, il ne note que 8 à 10 pour cent de cas « présentant un véritable trouble du sommeil alors que presque toutes ont bien une période terminale de coma. Si l’on se rappelle que dans ces observations retenues figurent sous la même dénomination sommeil et somnolence désignés ainsi indifféremment par les auteurs on déduit que le sommeil vraiment susceptible de ce nom est un phénomène relativement rare dans les tumeurs cérébrales ».

>) Dans les infections. Dans la méningite taberculeuse, comime l'ont rapporté Lesage et Abrami, dans 25 cas où le symptôme initial consista en attaques inexplicables de sommeil : plus tard s’installèrent. un sommeil continu et des signes caractéristiques de l'affection méningée.

Dans la lèpre, citons à titre purement documentaire (car nos recherches ne nous ont pas permis de découvrir d’autopsie de lépreux dont le cerveau ait été examiné) «un symptôme qui donne à l'invasion lépreuse un cachet particulier : c’est une tendance au sommeil et à l’abattement. Le malade éprouve une lassitude très grande aux moindres mouvements qu'il fait ; il est dans un état de langueur et d’abattement très prononcé et tombe d’autant plus facilement de sommeil qu'il est plus abattu. La

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somnolence est quelquefois aussi marquée que dans la maladie du sommeil ; c’est ce qui avait porté certains auteurs à considérer la maladie du sommeil comme une variété de lèpre s'arrêtant à la première période. La ten-

dance au sommeil est légère dans la plupart des cas, mais quelquefois elle est irrésistible et le malade s'endort par-

tout, à table, au travail, en société, etc. Lenoir a vu un

cordonnier qui s’endormait en frappant les clous de ses

souliers » (x).

Dans la maladie du sommeil dans laquelle on peut, d’après P. Manson, découvrir dans tous les cas au microscope une méningo-encéphalite diffuse, une infiltration mononucléaire plus ou moins marquée suivant les cas et les régions anatomiques. Pour Laveran « les ventricules latéraux sont dilatés, et cette même infiltration s’observe dans toute la région de la base ».

Dans les cas de méningo-encéphalite observés par Mauthner où la lésion intéresse le III ventricule (observation XXIV).

Dans l’encéphalite léthargique, maladie classée en 1918 par Arnold Netter, qui attirait le premier l'attention sur

Se 4 cette affection. [1 en observait sept cas en une semaine

chez des sujets d'âge divers, chez lesquels le symptôme dominant — la somnolence — permettait justement à

l’auteur de dénommer ainsi cette affection. ; P. Sainton ne tardait pas à en donner une description

détaillée et la définissait « un syndrôme toxi-infectieux

épidémique, caractérisé anatomiquement par un processus d’encéphalite plus ou moins diffuse, prédominant au se

niveau de la subtance grise du mésocéphale, et clinique-

ment par la triade symptomatique suivante 1° somno-

(1) Le Dantec, Précis de Pathologique Exotique.

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