RIT CD
dans la journée, c'était pour aller s'asseoir immobile dans un fauteuil, ou pour aller dormir dans une chambre voi- * sine.
Ses attitudes étaient celles d’un homme abattu, affaissé, et à demi endormi. Sa répugnance pour l’action se montrait partout et dans tout, lorsqu'il s'était levé dans la journée ; le soir il renvoyait l'infirmière, se mettait au lit avec une grande partie “de ses vêtements, afin, disait-il, de ne pas avoir la peine de les rajuster le lendemain matin.
Il devint presque complètement aveugle. Habituellement affaissé et assoupi, il perdait progressivement ses forces. Il tomba dans le coma et mourut en décembre 1815.
Autopsie. — La glande pituitaire, beaucoup plus volumineuse que dans l’état normal, avait un pouce et demi de diamètre. Le tissu de cette glande était plus dense, plus résistant que dans l’état normal et pour ainsi dire amalgamé avec une autre matière molle, pulpeuse, d’un blanc rosé, parsemé de petits points rougeâtres sans odeur et insolubles dans l’eau. ;
Vaisseaux très injectés dans le voisinage de la tumeur. Une once de sérosité dans les ventricules latéraux. Les autres parties de l’encéphale paraissaient saines. Nerfs optiques comprimés à leur entrecroisement, aplatis, jaunâtres, peu résistants, atrophiés.
La tumeur formée aux dépens de la glande pituitaire a, dans cette observation, déterminé d’abord des phénomènes cérébraux.