‹ La Dyssomnie: Dans La DyshypophysieChapitre 6 sur 33 · LE · texte numérisé non relu

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Cette théorie n’ést pas basée sur une simple vue de l'esprit ; elle repose sur des faits pathologiques et sur des expériences précises. a

Après avoir placé ce centre en des endroits différents, les auteurs semblent actuellement unanimes à le localiser dans le mésocéphale. Gayet l'avait déjà placé, à la suite de son observation de 1875, près de l’aqueduc de Sylvius. Lesage et Abrami rapportent vingt-cinq cas de méningite tuberculeuse dans lesquels la somnolence fut le premier et le plus caractéristique des symptômes. Or, à l’autopsie de tous.ces cas, les auteurs trouvèrent un foyer de méningite strictement localisé entre le chiasma et la protubérance.

Pour Warlomont « le sommeil serait le résultat de per-

turbations du système nerveux localisées selon toute vrai-

. semblance pour les diverses variétés du sommeil nerveux, dans la région cérébrale située entre les pédoncules cérébraux et les tubercules quadrijumeaux ».

Les expériences de Dubois sur la RArTHO te semblent ‘ avoir enfin précisé ce point. Cet auteur arrive : aux conclusions suivantes : |

« La marmotte privée des hémisphères peut s’endormir et s’éveiller. »

« L'animal opéré Dandant son sommeil peut vivre avec le bulbe seulement, pendant plus d’une semaine, mais ne peut plus se réveiller Rutomatiquement et meurt en état de sommeil. | SIT TRS ;

« L’intégrité . tubercules quadrijumeaux, des corps striés et des couches optiques, n’est pas es pour que le sommeil et le réveil se produisent, »

Cette dernière’ proposition — ‘résultat de ee tation — ruine Ja théorie de Luys et de Todd qui voulaient faire de la couche optique le centre du sommeil.

Ces trois constatations permettent donc à l’auteur de situer ce centre dans le mésocéphale et plus précisément dans le plancher de l aqueduc, de Sylvius. à

En outre l'expression de centre du Sommeil ne paraît pas très exacte. Dubois, en effet, conclut : « Vers la partie antérieure de l’aqueduc de Sylvius et du côté du plancher du-IIE® ventricule, il existe des centres d'où dépen-’ dent l’hypothermie, le réchauffement, la torpeur et la veille ». Et c’est centre de la veille qu’il pee celui qui préside à ces deux derniers états.

Cette appellation est conforme : à l’opinion de Bérillon.

« Il faudrait, dit- il, plutôt admettre un centre du réveil que du sommeil, car on peut lutter quelque p peu contre - le Sommeil, on peut se réveiller à une heure voulue, on

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peut interrompre le sommeil par des excitations de la vue, de l’ouïe, du tact, ou par des excitations somatiques spontanées. : SES

« Le sommeil anesthésique se produit par paralysie par absorption des gaz, du centre du réveil. :

L'état de veille, encore plus que l’état de sommeil dépend donc de, l'intégrité de ce centre. Quand par l’influence d’une cause quelconque (psychique, toxique, anatomique, compressive), le centre du réveil se trouve ‘dans l'incapacité de fonctionner, le réveil est encore pos-

= sible, mais l’état de veille ne peut plus être maintenu. » __ -« Dans le cas de sommeil irrésistible, il doit y avoir

lésion du centre de la veille. A noter la grande influence des excitations psychiques sur le sommeil, d’où l'hypnotisme serait l'inhibition du centre par influence psychi-

que et action physique souvent combinées, De même

pour le réveil, mais en sens inverse... »

L'existence d’un centre de la veille est rendue séduisante par la réalité des faits de sommeil électrique, où il y a substitution du courant électrique à l’influx nerveux. Les expériences de Stephan Leduc sont à noter :.« Les animaux soumis à ces expériences ont dormi naturellement pendant plus de huit heures consécutives. L'auteur lui-même s’est soumis à cette épreuve mais sans aller jusqu'au sommeil complet. L'inhibition atteint d’abord les centres du langage, puis les centres moteurs : des sens, l'ouïe semble persister la dernière. Les sensations tactiles sont émoussées : on conserve sa lucidité qui disparaît la dernière. ».

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