latchevsky, Gornyi Journal, 1894, II, p. 312 (r
Ostrog (56M2' de lat. N., 102« de long. E.), et je suivrai ses indications (fig. 6), en laissant de côté pour le moment les couches plus récentes à empreintes végétales *.
Dans tout le bassin supérieur et moyen de TAngara, les terrains paléozoïques ont une allure des plus tranquilles et ne sont affectés que de quelques failles. Mais en approchant du confluent du Ienisseï, on voit apparaître des plissements, qui, vers Taval, deviennent de plus en plus violents; en môme temps, les roches portent
Fig. g. — Géologie do la vallée de l'Angara entre l'Oka et le lénissêi, d'aprrs P. lavorovsky (Explor. géol. Chemin de fer de Sibérie, livr. Vlî, 1898, p. H2). 1. Cambro-Silurien ; 2. Granite; 3. Carbonifère: t. Trapp. P. = Porog (Rapides^ — Échelle d© 1 : «i (M)0 CKH).
Tempreinte de phénomènes dynamiques d'une intensité croissante, et elles finissent par être traversées de surfaces de dislocation si nombreuses — failles inverses ou plans de poussée, — que les plis eux-mêmes disparaissent. On atteint donc aussi, sur le côté ouest de Tamphithéâtre, la zone des plis marginaux.
Tandis que Bogdanovitch, sur le cours supérieur de T Angara, ne signale pas de gisements volcaniques, ces formations, d'après lavorovsky, prennent en aval de Bratskii Ostrog et jusqu'au confluent un grand développement. Partout où Ton a pu les observer avec soin, ce ne sont pas des filons, mais des nappes intrusives, à la manière des Sias, dans les couches rouges paléozoïques, qui modifient au contact leur toit, et plus rarement leur mur. L'épaisseur de ces nappes arrive à dépasser 200 mètres et on les suit parfois sur une dizaine de verstes. Elles sont de couleur sombre et se distinguent nettement, dans le relief du sol, des couches rouges
1. p. Yawopovsky, Beckerches géologiques exécutées en 1895 le long de la rivière Angaroy r. fi (Explor. géol. Ch. do fer de Sibérie, VII, 1898, p. 99-112, carte).
iß LA FACE DE LA TERRE.
moins résistantes du Silurien inférieur. Leur présence en travers du lit fluvial y détermine les nombreux rapides qui donnent à TÂngara une notoriété fâcheuse. Ce sont des diabases, et aussi des gabbros et des porphyrites.
A l'intérieur des plis marginaux, à partir du 96«» de long. E. , les conditions sont très compliquées. Au lieu des couches rouges du Silurien inférieur apparaissent des schistes foncés, puis de nouveau du Silurien inférieur normal, contenant un massif de calcaire métamorphique micacé et grenatifère; un autre affleurement de trapp normal vient ensuite; enfin, tout près du Ienisseï, se montrent des filons de granité dans le calcaire. latchevsky les a décrits et figurés: ils font partie d'un massif granitique plus étendu, formant les rapides de Strielka, qui précède immédiatement le confluent. Ce massif de granité récent, situé dans la région des plis marginaux, est donc comparable à celui de Nijné-Oudinsk*.
Le prolongement de Tamphithéâtre archéen doit se trouver près de là, à TOuest du lénissei, comme l'indiquent du reste les traces des environs de Kargyn; nous en retrouverons bientôt d'autres au Nord de l'Angara, à l'Est du lénisséi.
Passons maintenant à l'étude de la série de recouvrement, la série de l'Angara.
Kositzky, il y a plus d'un demi-siècle, a fait paraître une carte géologique du lointain territoire compris entre l'Angara et la Podkamennaïa Toungouska; ce géologue note déjà que l'île Tchernaïa, sur l'Angara (58<> 35' de lat. N.), est formée de cendres volcaniques à cristaux d'augite; en aval, les tufs, qui contiennent des morceaux d'ambre, prennent un grand développement et sont associés à des conglomérats très épais *,
D'après lavorovsky, les choses se passent de la façon suivante :
La série des couches, qui est assez puissante, comprend d'abord, à la base, des conglomérats grossiers, contenant des cailloux de trapp grenu, et aussi de roches archéennes. Au-dessus, le grain devient plus fin; il y a ensuite des bancs sableux, et enfin des bancs de couleur foncée ressemblant à des tufs et contenant des zéolites en géodes ou remplissant les fentes. Cette série de couches est recoupée, dans sa partie inférieure et moyenne, par des filons plus ou moins verticaux d'une roche identique à celle qui constitue