‹ La face de la terreChapitre 9 sur 137 · N. Ijitzky, Mém. cité, p · texte numérisé non relu

N. Ijitzky, Mém. cité, p

bassin des rivières Tchouna et Birioussa jusqu'à leur confluent, qui forme le Tassiéev*. Il est probable que cette large bande, au delà de la Tchouna, franchit l'Angara et va se confondre avec la grande région basaltique de la Podkamennaïa Toungouska et de la Nijniaïa Toungouska.

A rOuest du bas Tassiéev, entre 56« 30' et 58° de lat. N. environ, on ne trouve le long du lénisséi, sur des espaces immenses, que des couches tertiaires à lignites. Sauf quelques restes, le bord de l'amphithéâtre disparaît; mais comme, là encore, près du village de Kargyn, au Sud du confluent de TAngara, on voit des calcaires paléozoïques recouvrir en discordance les micaschistes, il est possible qu'il existe en cet endroit un prolongement souterrain de la limite vers la Sibérie Occidentale *.

Les coupes qu'on peut relever dans la Vallée de l'Angara comptent parmi les plus intéressantes de toute la plate-forme de la Sibérie Orientale.

Aux environs dlrkoutsk, le cours de l'Angara est établi sur les couches à empreintes végétales; la rivière s'encaisse ensuite dans des assises paléozoïques horizontales dont l'étage inférieur est calcaire, tandis que l'étage supérieur correspond à une série puissante de dépôts dont la couleur dominante est le rouge.

Ces derniers consistent en grès, associés à des marnes bigarrées, et parfois à du gypse avec quelques bancs de calcaire. On y a trouvé des Lingules et des empreintes A'Eophyton; dans un horizon plus ancien, on a recueilli V Obolus Apollinis. Avec M. de ToU, nous attribuons toute cette série de couches aux terrains cambrien et silurien. Elles forment, représentées surtout par des roches rouges, les rives de l'Angara sur l'énorme distance comprise entre les environs de Balagansk (par environ 53*45' de lat. N. et 103^20' de long. E.) et Kamenskaïa (58« 45'. de lat. N., 96« de long. E.). La seule partie de la vallée qui fasse exception est la région avoisinant le coude de l'Angara, où, en aval de 58° 30', un lambeau de couches plus récentes à empreintes végétales s'étend jusqu'aux rapides d'Aplin, par 101® 40' de long. E.; un autre lambeau analogue se montre au Sud de l'Angara, sur la rivière Moura (99® de long. E.).

lavorovsky a parcouru tout le tronçon situé en aval de Bratskii

1 . L. Yatchevsky, Recherches géologiques dans la partie nord du district de Kansk et le long du chemin de fer de Sibérie, entre Nijnéoudinsk et Kimiltéï, v. f. (Explor. géol. Ch. de fer de Sibérie, III, 1896, p. 10 et carte I).

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