latchevsky, Oornyi Journal, 1894, 1, p. 133 (r
15gs
croit même pouvoir reconnaître dans un calcaire oolithique vu par
98<>30' de long. E. l'équivalent du Cambrien*.
Par contre, tout le cours supérieur de la rivière est situé dans
les roches eruptives basiques. Kositzky dit que, du coude de l'Angara, les tufs franchissent sur une grande largeur la ligne de partage des eaux, du côté de la Podkamennaïa Toungouska, etil signale encore au confluent du loukhtougoun I avec cette rivière (vers 60** de lai.
N.), au milieu de ce territoire volcanique, des schistes argileux durs contenant des troncs de Psaronius'.
Plus en aval également, sur le cours moyen de la Podkamennaïa Toungouska et jusqu'au lénisséi, Lopatin a constaté que les roches eruptives basiques sont très développées.
Elles pénètrent à travers le Silurien, qu'elles modifient, et forment des tables
Fio. 7. — Itinéraires géologiques entre l'Angara, le lac Baïkal et la Lena, d'après N. Ijitzky (Explor. géol. Chemin de fer de Sibérie, livr. VII, 1898).
1. Granite et Gneiss; 2. Cambro-Silurien ; 3. Trapps sibériens, tafs; 4. Jurassique ; 5. Néogène.— Échelle do 1 : 6 000000.
à sa surface. Khroustchov a décrit des centaines d'échantillons provenant de la région du confluent de la Tchouna (98° 30' de long. E.),
1. F. Schmidt, lieber einige neue ostsibirische Trilobiten und verwandte Thierfoitnen (Bull. Acad. Imp. Sc. S»-Pétersbourg, XXX, 1886, p. 501-512, 1 pi.); Toll, Neues Jahrb. f. Min., 1895, II, p. 160, 164. Lindström compare les Polypiers recueillis dans ces couches à ceux des calcaires deTrentonet de THudson, dans l'Amérique du Nord; G. Lindstrôm. Siiwische Korallen aus Nord-Russland und Sibirien (Bihang K. Svenska Vet.-Akad. Handl., Stockholm, VI, n» 18, 1882, p. 10-19, 1 pl.).
2. M. Kositzky, Verhandl. Russisch-k. Mineralog. Ges., Jahr 1847 (1848), p. 52.
du Velmé (92®) et d'autres localités ; il considère toutes ces laves comme des roches péridotiques àplagioclase etàpyroxèneet comme des produits de différenciation d'un même magma, dont le résidu vitreux possède une composition spécifique uniforme. Tantôt elles ressemblent à des gabbros ou présentent une structure ophitique, et tantôt elles renferment jusqu'à la proportion de deux tiers de ce résidu vitreux*.
Les reliefs qui forment la ligne de partage des eaux entre le bassin supérieur de l'Angara et celui de la Lena, et qui vont finir vers les sources de la Podkamennaïa Toungouska et de la Nijniaïa Toungouska, entourent la vallée de l'Ilim et portent successivement, du Sud au Nord, les noms de Khrébet Beresovii, Klirébet Ilimskii et de Monts des Toungouses. Ijitzky les a décrits (fig. 7). Leur profil est large et émoussé. Ils doivent tous leurs formes à Térosion du plateau paléozoïque. A partir du 57<» de lat. N. environ, on rencontre quelques coupoles de coulées basiques, superposées aux terrains primaires. La partie septentrionale, appelée Monts des Toungouses, recouverte d'une épaisse taïga et bordée de vallées marécageuses, atteint 3500 pieds [1000 à HOO m.j. Au Nord du oS« de lat. N., Ijitzky a rencontré les tufs déjà signalés*.
7. NJJniala Toungonska; bas lénisséi. — Tout le cours de la Nijniaïa Toungouska ou Toungouska inférieure a été exploré par Czekanowski, dans deux pénibles voyages \
Par 58<> de lat. N., son cours supérieur arrive très près de celui de la Lena; mais, bien que le faîte intermédiaire soit fort étroit, le lit de la Nijniaïa Toungouska est à 249 pieds (75 m.) au-dessus de celui de la Lena. En ce point, il est encaissé dans les couches rouges du Silurien inférieur. Partout reparaissent les Krasnié lari^ c'est-à-dire les « berges rouges » ; les fossiles ne sont pas rares ; l'allure est horizontale ou légèrement ondulée. Par 59® de lat. N.
4. K. von Chrustschoff, Vorläufige Mittheilung über die von Uenm J. Lopatin an der Steinigen (Podkammenaja) Tunguska gesammelten Gesteine (Bull. Acad. Imp. Se. S^-Pétersbourg, Nouv. Sér., II (XXXIV), 1892, p. 193-224, 1 pi.). En un point, à 61 ou 62 ventes en amont du 5* rapide en amont du confluent de la rivière Velmé, affleure une roche à leucite; K. von Chrustschoflf, même vol., p. 225-230, 1 pi., et Neues Jahrb. f. Min., 1891, II, p. 214-228.
2. N. Ijitzky, Recherches géologiques du gouvernement d'Irkoutsk en i895t r. f. (Explor. géol. Ch. de fer de Sibérie, VII, 1898, p. 113-153, carte).
3. Journal de l'Expédition de A. L. Czekanowski le long des rivières Toungouska^ Oienek et Léna^ etc. ; voir aussi Czekanowski, Russische Revue, herausg. von C. Röttger, 1877, X, p. 170 et 173-193, et Uebersicht der geologischen Verhältnisse an der unteren Tunguska (in : Fcrd. Müller, Unter Tungusen und Jakuten, in-8», Leipzig, 1882, p. 301- 311). Müller accompagnait Czekanowski dans son second voyage.
affleure du sel ; il en est de même plus au Nord, dans la vallée de la Népa, et c'est là aussi qu'on trouve pour la première fois du trapp. Les couches rouges gypsifères et salifères du Silurien inférieur continuent à border la rivière; elles présentent quelquefois des flexions; par 60* 15' commence un district important de roches eruptives basiques, qui s'étend ensuite sans interruption jusque vers le confluent de la Toungouska et du lénisséi, c'est-à-dire de 60M5' de lat. iN. et 107^50' de long. E. à environ 66* de lat. N. et 88** de long. E. Czekanowski, en suivant les méandres de la Toungouska, a parcouru 1 800 verstes à travers ces roches basiques, jusqu'à l'endroit où elles cessent, près du confluent. De la butte tabulaire de Longachin (1900 pieds [580 m.]), sur le cours supérieur, jusqu'à celle de Koutinga (2 000 pieds [610 m]) la distance en ligne droite est de 600 verstes*.
Dans certains cas, il s'agit certainement ici de vraies coulées de laves, jouant le rôle de couverture; mais la description donnée par Czekanowski montre qu'on y trouve constamment de très grands lambeaux de terrains sédimentaires, dont la longueur peut atteindre 200 mètres, et qui flottent pour ainsi dire dans les laves. Bien que les filons verticaux soient loin d'être rares, il semble cependant que ce qui domine, c'est une sorte d'intumescence générale, sous l'influence d'intrusions stratiformes, comme les sills déjà signalés sur l'Angara : les terrains stratifiés encaissants ont été complètement décollés et brisés, et leurs fragments entraînés par la lave ascendante, à la façon du petit lambeau tithonique de Fontana Fredda, dans les Monts Euganéens(l, p. 191).
Quelques-uns de ces lambeaux appartiennent au Silurien, comme le lambeau de calcaire à grenats du voisinage de l'Anakit (91 *> de long. E.); les fragments et les lambeaux de couches de la série de l'Angara sont beaucoup plus fréquents. On en trouve depuis le cours supérieur de la Toungouskajusque vers son confluent avec le lénisséi. Souvent, la houille y est transformée en graphite. Leur flore a été décrite par Schmalhausen ; elle est identique à celle que nous ont fournie les tufs du coude de l'Angara*. Lavrsky définit ces laves des roches augi tiques à plagioclase, renfermant parfois de l'olivine,et il insiste, comme Khroustchov, sur leur grande extension'.