SUISSE
Fio. 165. — Croquis tectonique d'une partie de la Basse-Engadine, d'après W. Schiller (Berichte der Naturforsch, Gesellschaft zu Freiburg i. B., XIV, 1904, p. 148, flg. 6).
1. Plis principaax; 2. Axe du synclinal triasique septentrional: 3. Plis secondaires; 4. Afflearemcnt des surfaces de charriage; 5. Nappes et lambeaux de gneiss charriés; 6. Direction des poussées. — Échelle do 1 : 200000.
On en trouve des traces jusqu'à Prutz. Et sur celles-ci vient, à TEst, le îçneiss des Alpes de TOetzthal, qui correspond au gneiss de la Silvretta à l'Ouest. Ces deux massifs encadrent une grande fenêtre (fig. 165). En
burg i. Ë. des Deutschen u. GEsterreichischen Alpenvereines. Strassburg, 1910. In-8°, p. 45-68, 7 pi. phot., 1 carte, 1 panorama).]
outre, les roches vertes donnent à tout cet ensemble une analogie très frappante avec les roches vertes de la fenêtre du Paring (Aa-, p. 562) '.
Au voisinage de la le frontière du Tyrol, il se % et produit un phénomène ^ s s remarquable. Les schistes des Grisons, occupant la partie inférieure de la fenêtre, commencent à se voûter en un puissant anticlinal. Les roches vertes sont portées, sur cet anticlinal, à une très grande hauteur; la fenêtre est désormais remplie par
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1. Les travaux de Stein mann, Lorenz et Botbpletz relatifs à cette fenêtre sont énumérés dans Ed. Suess, {Jeher das Innthal bei Nauders (Sitzungsber. k. Akad.
Wiss. Wien, Mathem.-naturw.
CL, Abth. I, CXIV, 1905, p. 6W- 735). Il faut y ajouter : W. Schiller, Geologische Untersuchungen im östlichen Unterengadin^ II. Piz Lad Gruppe (Berichte Xaturfon?ch.
Gesellsch. Freiburg i. B., XVI.
1906, p. 108-163, pL HI et VI :
coupe et carte), et K. Zoeppritz, Geologische Untersuchungen im Oberengadin zwischen Albultqtass und Livigno (Ibid., p. 164-231, pL IV-VI : coupes et cartes); pour les roches vertes, voir Steinmann, ibid , XVI, 1905, p. 44-65. [Voir, en outre, les travaux suivants de W. Paulcke : Geologische Beobachtungen im Antirhätikon (Berich te Naturforsch . Gesellsc h .
Freiburg i. B., XIV, 1904, p.
257-298, pl. IX : carte); Beitnbj zur Geologie des « Unterengadiner Fensters » (VerhandL Natnrwi^s.
Ver. Karlsruhe, XXV, 1910, p.
33-48, pl. I-V : phot., carte et coupes): Tertiär im Antirhätikon und die Beziehungen der Bûndner Decke zur Niesenflyschdecke and der helvetischen Region (Cenlralblatt f. Mineralogie, 1910, p. 540-548). La découverte d*Orthophragmina dans les schistes de la Basse-Engadine a délinitivement confirmé leur assimilation au Flysch tertiaire des Grisons, en même temps que les vues de Fauteur sur la structure de cette « fenêtre ».]
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un épais massif de montagnes formées en grande partie de schistes des Grisons, massif traversé par le caûon de Finstermünz et couronné de roches vertes ; et, à une grande altitude au-dessus du bord de la fenêtre, au sommet de la Stammer Spitz (3 256 mètres), Paulcke a pu découvrir encore un lambeau de Trias austro-alpin, reposant sur les roches vertes.
Cet anticlinal ne suit pas la direction des Alpes, mais celle de la fenêtre, comme si un mouvement tardif et général des Alpes n'avait pu se manifester que dans les parties les moins chargées des schistes des Grisons *. Theobald indique que, plus au Sud, il y a deux ou trois anticlinaux de ce genre. Plus au Nord, dans le Kaunser Thal, près de Prutz, un anticlinal se montre également dans les schistes des Grisons.
La fenêtre est fermée au Sud et au Nord. Au Sud, le gneiss de la Silvretta traverse Tlnn pour former le Piz Nuna, et se prolonge, audessus d'une grande surface de charriage, jusqu'aux derniers affleurements du gneiss de TOetz ^. Au Nord, en àmont de Landeck, les roches anciennes de la Silvretta, venant de TArlberg, rejoignent celles de rOetzthal sans qu'on puisse tracer aucune limite intermédiaire '.
En continuant vers le Nord, nous atteignons la large zone calcaire des Alpes Orientales; si nous la traversons, nous voyons s'étaler devant nous la zone du Flysch, qui est la continuation de la zone helvétique. Mais dans le bassin de l'Iller, près d'Hindelang, à Oberstdorf et sur d'autres points, il se produit, à la limite entre la zone calcaire et le Flysch, quelque chose de tout à fait inattendu. Des micaschistes, des diorites et des quartzites se montrent avec un tel développement, que Gümbel ne doutait pas d'être en présence d'une réapparition des vrais schistes cristallins anciens *. D'ailleurs, les Roches vertes y existent également, et Lorenz y a aussi trouvé les couches rouges du Sénonien ^. Une carte de la répartition des Roches vertes, publiée par Steinmann (fig. 167), en indique des affleurements au Nord sur l'Iller, à l'Ouest dans le Rhätikon, au Sud dans la partie supérieure de l'Engadine et aussi des deux côtés de la fenêtre ®.